Trouver le bonheur dans la désorganisation

Je veux vous parler d’organisation, parce que je suis nulle en organisation.

Pathologiquement.

D’après ma coloc infirmière, j’ai un problème de réticulée, qui a pour conséquence un déficit d’attention, un don pour générer du bordel, et un très grand nombre de verres cassés à mon actif. Pour le dire plus clairement : je suis très maladroite et atrocement désorganisée.

En plus d’être assez nulle en organisation, je ne fais aucun effort. Je considère que réussir et contrainte sont deux mots parfaitement exclusifs : si je dois me forcer à quelque chose pour réussir, je souffre tellement que j’ai déjà échoué.

Attention, ça ne veut pas dire que je n’essaie jamais de m’améliorer. Ça veut dire que si je veux changer quelque chose dans ma vie, ou améliorer un aspect qui me semble faiblichon, je vais toujours chercher une solution ‘naturelle’. Par naturelle j’entends : une solution qui me correspond, une méthode qui est tellement agréable à mettre en place que je n’ai même pas l’impression de faire quelque chose de bien.

Comment ça marche au quotidien ? 

Le gène du m&ms

Si je me rends compte que mon alimentation se compose uniquement de pizzas et vin, et que je veux manger plus de légumes, je vais aller chercher des recettes ultra simples et appétissantes. Je ne vais jamais manger un légume juste parce que c’est ‘bien’.

Je suis tellement réfractaire à la contrainte, que si je me mets à manger des légumes, et que je me rends compte que je le fais parce que c’est bien, je vais instantanément me gaver de cochonneries pendant des jours, comme si mon cerveau voulait se prouver à lui-même qu’il était libre et fier, et qu’il ne céderait pas à la pression. Le jour où je ferai don de mon corps à la science, je suis sûre qu’on découvrira qu’il existe un gène qui prédispose à bouffer 1000 m&ms par jour et que ce n’était PAS une question de volonté. J’ai le gène du m&ms.

le gène du m&ms

Et c’est exactement pour ça que je suis la bonne personne pour vous parler d’organisation. Parce que j’ai deux qualités complémentaires : 1. je ne fais aucun effort 2. je suis très curieuse. Et l’organisation, ça fait un moment que ça m’intrigue. J’ai lu des bouquins, j’ai fait des formations (dont l’excellente : Bien s’organiser pour mieux travailler chez soi de Diane Ballonad Rolland, qui m’a inspirée pour cet article), j’ai même discuté avec une coach en organisation pour avoir son avis sur mon cas.

Tout ça m’a permis de percer l’un des grands secret d’une vie bien organisée : [Tweet « Ça ne sert à rien de s’organiser tant qu’on ne sait pas pourquoi. »]

Quand on veut s’organiser, on essaie de trouver ‘comment’ avant même d’avoir compris ‘pourquoi’.

Un peu comme si on lançait une chasse au trésor en donnant des plans à tout le monde, sans avoir caché le trésor (ni décidé ce que ce serait).

Avant de décider d’un système d’organisation quelconque, il faut impérativement (et tu sais que je n’aime pas les impératifs, je n’emploie pas cet adverbe à la légère) se demander pourquoi on le fait. Quelle est la finalité ? Qu’est-ce qu’on veut atteindre ou accomplir ? Comment on veut se sentir à la fin ?

Là c’est le moment où tu te dis : merci Laure pour cette affligeante banalité agrémentée de comparaisons à deux balles, mais tout ça, c’est juste du bon sens.

Juste du bon sens ? Vraiment ?

Quand tu t’organises pour être une ‘bonne’ personne

Par exemple quand tu t’organises pour être quelqu’un de bien : une bonne chef d’entreprise ou une bonne élève, une bonne maman, etc. Tu ne fixes plus ton organisation en fonction de tes vrais besoins, mais en fonction de ce que tu crois être la bonne chose à faire.

‘Une bonne cheffe d’entreprise travaille d’arrache-pied, elle se lève à l’aube et twitte même quand elle accouche. Show must go on.’

‘Une bonne maman doit toujours être à la disposition de ses enfants, ce ne sont pas à eux de s’adapter, ils n’ont pas choisi. C’est à moi de faire les efforts.’

‘Si j’étais sérieuse, je serai en train de bosser au lieu de faire des pauses.’

C’est la route pour les organisations moisies : au lieu de te connaître, et de décider de travailler le soir parce que tu aimes ça et que ta vie de famille te le permet, tu décides de travailler à l’aube parce que ‘les vrais winners font ça’ ; au lieu de faire de longues pauses pour te balader parce que ça t’inspire, tu t’obliges à rester derrière ton ordi parce que sinon ‘ce n’est pas sérieux.’

Quand tu t’organises pour te foutre la pression

La petite soeur de l’organisation ‘pour être bien’ : l’organisation pour se foutre la pression. On la reconnaît à plusieurs symptômes : des to-do lists qui débordent, des emplois du temps gérés à la minute près, les soirées toutes prises, les envies fulgurantes de se lever à 5 heures du mat pour caser un footing, la méditation et préparer le petit-déj avant même que le soleil se lève…

Bonne nouvelle : quand tu t’organises pour te mettre la pression, ça marche. Même très bien. Mauvaise nouvelle : ton perfectionnisme forcené ne t’amènera nulle part. Si tu as l’impression d’être complètement débordée, que tu as envie de rajouter frénétiquement des dizaines de tâches sur ta to do list, fais-moi confiance : tu as besoin de l’inverse. Tu as besoin d’un temps off, d’aller te balader au milieu d’une forêt, d’aller boire des coups avec tes amis, de venir à J’aime le vin j’aime pas mon job. Tu as besoin de tout mettre en pause et de te lâcher la grappe. Maintenant.

Quand tu t’organises pour te comparer

On les connaît ces merveilleuses infographies où on apprend que les gens les plus créatifs travaillent le matin, ah ben non en fait ils travaillent le soir. Les 10 choses que les gens qui réussissent leur vie font avant 9h, les 20 rituels pour une soirée de winner, etc, etc.

C’est facile de tomber dans le piège de la comparaison, surtout quand on débute ou qu’on sent qu’on n’est pas encore là où on a envie d’être. Le piège est très tentant, mais la seule chose qui se passe quand tu te compares avec d’autres personnes, c’est que tu perds du temps.

La règle pour savoir si c’est de l’inspiration ou de la comparaison : si ce que tu vois te motive et te donne des idées pour enrichir ce que tu fais, à ta façon, c’est de l’inspiration. Si ça te fait te sentir comme une merde et te donne envie de jeter tout ce que tu fais à la poubelle parce que tout est nul, tu es en train de te comparer.

Arrêter de s’organiser dans la culpabilité

La solution que je vais te proposer ne va pas plaire aux perfectionnistes, elle est à la fois trop simple et trop souple. Pour créer ton organisation heureuse, il te faut deux ingrédients :

– Une stratégie

– De la compassion

Si tu n’as pas de stratégie claire, ton organisation ne sert à rien

Avant de te lancer dans des plannings de compétition, commence par être sûre d’où tu veux aller. Le but d’une stratégie n’est pas d’être figée dans le marbre : c’est une oeuvre en constante évolution. Une bonne stratégie est comme le yoga : plus tu te connais, plus tu progresses, plus ta stratégie s’affine et évolue avec toi. Plus tu perçois d’avance ce dont tu as besoin. Tu t’autorises à aller plus loin, ou à abandonner certaines parties parce que ça ne te correspond pas.

Si tu ressens un stress d’organisation, commence par aller voir de ce côté là : est-ce que tu es toujours sûre d’aimer la direction dans laquelle tu vas ? Si tu ne faisais qu’une seule chose aujourd’hui pour avancer dans cette direction, ce serait quoi ?

Deuxième ingrédient clé : la compassion. Quand on se lance dans l’entrepreneuriat, on a tendance à vouloir garder les codes de la vie salariée : des horaires fixes, beaucoup de temps assise derrière un bureau, une pause déjeuner courte… (Pour être claire, je parle d’entrepreneuriat au sens large : écrire un blog, écrire un livre, créer une ligne de bijoux, apprendre à dessiner à côté de son boulot, etc. Tout projet requiert un côté entrepreneur).

Ca demande pas mal de temps et de pratique de casser ce qu’on nous a appris, et de recommencer à respecter nos propres rythmes pour travailler. On a envie d’avoir des règles pour se simplifier la vie, pour ne pas avoir à réfléchir. Le seul hic, c’est que pour créer des règles qui nous conviennent, il faut se connaître d’abord.

Pour se connaître, il faut s’écouter.

Tu vois où je veux en venir.

Tu veux t’organiser ? Voilà une méthode qui marche :

Fais un plan. Vérifie que le plan et la destination te plaisent ÉNORMÉMENT. Pas un peu, pas ‘j’aime pas trop mais c’est comme ça qu’il faut faire’. Choisis des actions qui font avancer ton plan. Laisse tomber le reste. Et écoute toi, dit la Grand-mère feuillage.

Annonce très spéciale

Je profite de cette occasion pour t’indiquer un événement que tu ne peux pas rater. Le samedi 2 juillet, de 8h à 10h30 (petit déjeuner et chouchoutage inclus, on pourra déborder si envie ou besoin), à Lyon, c’est l’atelier ‘Mais que vont penser mes parents ? Comment dire fuck au regard des autres’. Je le co-organise avec Morgane (si tu la connais pas, va voir notre webinaire). Pour recevoir les infos pratiques et t’inscrire, envoie-moi un mail : laure@lesaventurieres.com

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