Janvier est traditionnellement le mois où l’on revient sur l’année qui s’est écoulée, on se fixe des tas d’objectifs complètement irréalisables (et à ce jour irréalisés, dans mon cas : courir un semi-marathon, me lever à 6h tous les matins, arrêter d’acheter des livres pendant un mois etc). Pour commencer l’année des Aventurières, j’avais envie de partager une partie de mon histoire, celle qui m’a amenée à créer ce site, et les leçons qu’on peut tirer d’une vie professionnelle tirée à boulets rouges. Bonne lecture, et bonne année 2015 à toutes et tous!

Plante verte de janvier, un peu de lumière dans un hiver de brutes

Il y a plus ou moins un an, ma vie professionnelle ressemblait à ça : un job repris à temps partiel thérapeutique après un peu plus d’un mois d’arrêt maladie, avec beaucoup de précautions, la peur de recéder au stress et de vouloir tout faire, la culpabilité d’avoir « échoué » dans le monde du travail et la carrière idéalisée que je m’étais créée, mais aussi, au fond, le soulagement que mon corps m’ait demandé d’arrêter cette machine infernale. Le fameux (tun dun dun) burn out (mettez une musique oppressante et lisez cette intro à la lueur d’une bougie pour un meilleur effet dramatique).

Aujourd’hui, je regarde ce burn out pour ce qu’il est : un signe que des choses devaient changer, et le début d’un chemin plus doux, plus passionnant, plus apprécié aussi. Voici les leçons que j’en ai tirées.

1. Je suis créative, vous êtes créative. L’ignorer c’est étouffer une partie de soi. La leçon la plus importante que j’ai tiré de mon burn out, c’est qu’on ne peut pas étouffer des parties de soi. J’avais passé des années à me dire que le domaine du créatif n’était pas pour moi, que je n’avais pas de don, que je n’étais pas une ‘artiste’. Après mon burn out, j’ai commencé à écrire, peindre, faire de la photo, chanter, danser, dessiner. Toutes ces activités n’ont pas d’autre objectif que de me faire plaisir et de passer de bons moments. Après des années régies par les objectifs, les deadline, la productivité, ou il faut ‘être douée’, ‘réussir’, je découvre que l’art peut nous permettre de sortir de ces conventions, et c’est une exploration bienvenue pour tout le monde.

2. Le corps n’est pas un vulgaire crayon mal taillé qu’il faut affûter de temps à autre. C’aurait pu être la première leçon, puisque c’est par là que tout a commencé. Le burn out m’a rappelé que mon corps n’est pas séparé du reste. Il ne suffit pas de le bouger 30 minutes par jour et de lui donner ses 3 légumes (ah bon 5 ? Les patates ça compte?) pour qu’il fasse son boulot en silence. C’est un partenariat qui marche dans les deux sens. Si je stresse, si je ne me pose pas, il envoie des signes pour rectifier le tir. Les signes augmentent jusqu’à ce que je comprenne. C’est rassurant et même agréable de se remettre à discuter avec son corps. On a tendance à oublier que tout ne se passe pas dans la tête, et que même quand on a l’impression d’avoir le cocotier qui tourne à 200 à l’heure, les solutions passent par le corps aussi.

3. C’est en faisant qu’on apprend à se connaître. Encore une histoire de cocotier qui tourne sur lui-même. Pendant des années, j’essayais de tout résoudre dans ma tête. C’est confortable, une tête. On ne prend pas de risque en étant dans sa tête. On peut tourner et retourner les problèmes comme de beaux exercices d’un bouquin de maths jusqu’à trouver la solution la plus élégante. Sauf que ça ne fonctionne pas. La façon dont on s’imagine les choses et dont on les vit peut être radicalement différente. Que celle qui n’a jamais fantasmé sur un rendez-vous galant ou un boulot avant de réaliser que la réalité est aux antipodes de son imagination jette la première pierre.

4. Avoir des journées ‘bien remplies’ n’est pas un objectif très intéressant. Un jour j’étais en pleine discussion avec une coach qui m’a dit cette phrase « ce n’est pas parce que tu es capable de faire quelque chose que tu dois le faire ». Mon cerveau a failli exploser en l’entendant. Je me sentais à la fois libérée et complétement angoissée. Je lui ai dit qu’on ne pouvait quand même pas vivre sans s’obliger à rien. Elle a éclaté de rire et elle m’a dit d’essayer. Depuis j’essaie, et les journées sont plus lentes et plus appréciables.

5. Pas besoin de tout savoir pour se lancer. Au lieu d’échafauder des plans de conquête de l’univers à tous les coins de nappe, il faut y aller, et composer en chemin. Les questions se résolvent au fur et à mesure, certaines disparaissent. Il suffit de savoir demander de l’aide, et d’être volontaire pour chercher un peu. Ca décontracte le slip, quand on y pense.

6. Les abus des supérieurs et le management exécrable ne sont pas une fatalité. Quand j’ai commencé à parler autour de moi de ce qui m’arrivait, j’avais droit à des réactions… mitigées. Bien entendu, pendant la phase où j’étais en arrêt, j’ai reçu un soutien inconditionnel, pour lequel je suis très reconnaissante. Mais quand mes réflexions m’ont amenées à questionner le monde du travail et le management médiocre voire destructeur que j’avais constaté à plusieurs reprises, j’ai senti que je touchais un sujet sensible « Non mais toutes les boîtes sont comme ça tu sais » « Le boulot c’est pas le plaisir, faut s’y faire » « Il faut se blinder dans la vie, sinon on n’arrive à rien ». Je suis restée comme deux ronds de flans et mon enthousiasme en a parfois pris un coup, mais j’ai réussi à trouver des modèles et des façons de faire qui me prouvent que le boulot peut trouver une place harmonieuse avec le reste, et que si autant de gens sont résignés à travailler dans de mauvais environnement, c’est qu’il faut faire évoluer nos cultures d’entreprise en profondeur, pas commander 12 camions de Prozac en plus.

7. La seule personne que je peux rendre heureuse, c’est moi. C’est une leçon qui sort un peu du cadre professionnel, mais ô combien importante. Souvent, on veut faire plaisir aux autres, ne pas fâcher. Cachez cette opinion un peu trop tranchée que je ne saurais voir. Si vous avez lu l’article sur Playing Big, vous savez que c’est une technique de ninja développée par les femmes au cours des siècles passés à se faire maraver la face pour avoir dit un mot plus haut que l’autre : être sympa et bien aimable. Sauf que si on s’y laisse aller, on finit par vivre la vie qui rend les autres heureux, mais on n’est plus dans l’équation. Même si ça vous fend le coeur, le bonheur de votre collègue, de vos parents, de votre tante adorée ou de vos amis ne dépend pas de vous. Ce n’est tout simplement pas votre responsabilité. Et rester malheureuse ou bif bof pour ne pas leur faire d’ombre n’aide personne. Soyez Aventurière, cultivez votre propre bonheur et vous verrez naître des vocations autour de vous.

 

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crédit photo: plante verte sublime, lumière dans un hiver de brute ; http://deathtothestockphoto.com/

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