C’est qui ?

Lyvia, c’est l’effet d’un triple expresso le matin où vous vous levez sans avoir la patate (pourtant, l’intéressée ne boit pas de café). C’est un bon mojito pour se détendre le soir et refaire le monde. C’est une Aventurière en or, qui est aussi généreuse avec son temps qu’avec ses conseils.

PhotoLyv

J’ai trouvé son site jemecasse.fr (JMC pour les intimes), en faisant des recherches sur les sites de reconversion et de coaching pour créer les Aventurières. Quand je suis tombée sur elle, j’ai eu deux réactions quasi simultanées : la première ‘Ah mon Dieu, cette femme a tout compris, je ne suis qu’un misérable cancrelat de la reconversion, allons de suite nous noyer dans la Saône’. La deuxième ‘Ouah c’est génial, on dirait ma soeur jumelle tragiquement séparée de moi à l’enfance, que je retrouve enfin par la magie d’internet et que je rêve d’avoir sur Skype pour qu’elle réalise que nous sommes de la même famille et qu’on pleure de joie lors de ces émouvantes retrouvailles’ (j’ai un penchant pour la telenovela asiatique aux scénarios improbables, je ne vous le cache pas).

Après des semaines à se rater mutuellement et des milliers d’emails, voici enfin, l’interview de ma soeur jumelle cachée, la merveilleuse Lyvia Cairo.

Ce qu’elle dit

 

Quand j’ai réalisé que plein de gens se cassaient, et que c’était des gens normaux, qui n’avaient rien de plus que moi, j’ai su que c’était possible.

Elle a fait quoi avant de se casser, Lyv ?

Lyvia est une bonne élève. Du coup elle a eu le bac à 17 ans, et est partie de sa Guadeloupe natale pour se poser (provisoirement) à Paris, en prépa maths. S’il y a bien une chose qu’on ne peut pas lui reprocher, c’est de rester végéter là où elle ne se plaît. C’est grâce à ce caractère bien trempé qu’après un an de prépa maths, elle décide que ce n’est pas pour elle, et part s’inscrire à Dauphine pour faire de l’économie. Deux années passent, et les réflexes de bonne élève la poussent à s’inscrire dans une formation en Finance, principalement parce que c’est sélectif et difficile à obtenir. ‘Ce n’est pas une très bonne façon de choisir sa formation, je ne le recommande à personne’ dit-elle. D’ailleurs elle n’aime aucun des stages qu’elle fait, elle ne s’y sent pas à sa place. C’est le début des questionnements.

Après son diplôme, Lyv décide de partir dans le conseil, qui permet 1. de quitter Paris 2. de travailler sur différents dossiers et donc de plus s’amuser. Elle se fait recruter dans un grand cabinet londonien, et les deux premières années, elle est dans un cocon, une formation pour les préparer à intégrer le cabinet en tant que tel. Elle s’éclate : les projets, l’environnement, les gens, tout va bien. Elle s’imagine y passer toute sa vie.

Premier choc

A l’issue des deux ans de formation, les protégés du cabinet doivent être affectés à une équipe (ou redoubler, mais si vous avez bien compris le profil de Lyv, ce n’est pas vraiment une option). Tout le monde commence à faire des plans sur la comète et à se demander ce qu’ils feront en cas d’échec. Lyv se rend compte qu’elle n’a aucune idée de ce qu’elle voudrait faire si elle ne restait pas dans la boîte. Même pas une vague envie ou un rêve enterré sous les fagots (il y a bien un rêve d’écrivain, mais ça lui semble complétement irréaliste). Rien. Elle s’intéresse à plein de choses mais aucune ne lui paraît viable. Elle sait deux choses : elle ne voudrait pas faire le même boulot pour une autre boîte (c’est surtout l’ambiance qui lui plaît) et elle n’a aucune idée de ce qu’elle pourrait faire d’autre. C’est ‘Je sais que je ne sais rien’ sauce 21ème siècle.

Le ras le bol

Elle est affectée dans une équipe et commence à bosser, et là, ses soupçons se confirment : elle n’a pas de passion pour ce qu’elle fait, même si elle le fait bien, et elle n’a aucune envie de devenir un de ses boss. Ajoutez à ça la confection de powerpoints de 600 slides que personne ne lit et une bonne dose de tâches complétement inutiles qu’on pourrait demander à un enfant de 2 ans avec un cerveau atrophié et vous avez la sauce parfaite pour faire exploser quelqu’un de curieux et d’entier comme Lyv.

Elle parle de sa situation à son meilleur ami et là, elle réalise une chose qui fait tout basculer

Je n’avais pas envie qu’on m’aide à améliorer la situation. Je ne voulais pas de solution.

Je me casse

Elle crée alors le site jemecasse.fr pour partager avec d’autres son histoire et raconter comment elle avait décidé de se casser, en direct. Au début ce n’est pas tant un plan de sortie qu’un plan de survie : elle n’a pas d’idées de ce qu’elle veut faire après, pas de vocation, pas d’économies (elle a même des dettes), et pas de plan B. Mais elle sait une chose : elle veut se casser.

« C’aurait presque été plus facile si ça allait vraiment mal. Mais ça n’allait pas mal, ce n’était juste pas excellent. »

Elle a quelques contrats de traduction à côté qui lui permettent de se sentir rassurée, et elle décide de poser un congé sabatique. Elle continue à écrire, elle rentre en France pour retrouver son copain. Elle s’est cassée… et tout reste à construire

Le temps de trouver sa place

Après son retour en France, la période est difficile. Elle n’a pas encore décidé ce qu’elle allait faire et elle vit de petits jobs : cours de maths, d’anglais, traductions, etc. Elle teste l’enseignement mais ça ne lui plaît pas. En parallèle elle organise des événements ‘Je me casse’ à Paris, pour rencontrer des gens et aider les autres à se casser. Une communauté naît mais Lyv considère toujours ça comme un à côté.

Elle hésite à faire une formation de coach, mais c’est cher et les contenus ne lui ressemblent pas. Elle opte pour une formation plus courte, 3 mois pour apprendre le développement web. Son cerveau est ravi d’apprendre de nouvelles choses, elle s’éclate. ‘C’était comme si j’avais un plan à nouveau’.

Mais après la formation, elle travaille pour un premier client, et le plaisir d’apprendre ne se transforme pas en plaisir de pratiquer. Elle comprend : je ne veux pas travailler pour les autres.

Vivre de sa passion et nouvelle reconversion

Elle décide alors que Jemecasse.fr va devenir sa source de revenus et commence à réfléchir à des façons de monétiser le site. Là encore, les tâtonnements et les essais ne lui font pas peur. Elle veut gagner des sous, oui, mais en faisant quelque chose qui lui ressemble et qui correspond à ses valeurs. Après plus de 6 mois à tester différentes formules, elle crée le programme de ses rêves ‘Des idées à tout casser’, et comme souvent quand on s’amuse, le succès dépasse ses attentes les plus folles.

En parallèle, la vie l’envoie à nouveau à Londres, et malgré le succès de son site, une question purement financière entre en jeu : il faut pouvoir se payer la ville de la reine Elizabeth. Lyv décide de retrouver un boulot, mais elle est désormais très claire sur ce qu’elle cherche : bien payé, flexible, intéressant, en accord avec ses valeurs.

 

Quand on sait ce qu’on cherche, on a beaucoup plus de chances de trouver, et c’est ce qui se passe : Lyv a trouvé le job de ses rêves, à plein temps mais suffisamment flexible pour continuer à bosser sur Jemecasse en parallèle.

Aujourd’hui, elle gère son site, son boulot et une communauté Facebook géniale.

 

Plus de Lyv ? Lisez son dernier article (excellent) pour retrouver un emploi qui déchire.

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