Je suis allée rencontrer Pauline dans sa boutique, L’effet canopée, une boutique – salon de thé – atelier qui vient d’ouvrir dans le bas des pentes de la croix rousse.

Pauline, l'effet canopée

C’est là qu’aura lieu la prochaine soirée ‘J’aime le vin J’aime pas mon job’ le 20 octobre (cliquez pour vous inscrire).

Pauline est née à Lyon, mais a fait ses études dans le nord-est de la France. Déjà pour le choix d’études, c’est compliqué, elle veut étudier plein de choses, tout l’intéresse. Elle s’oriente vers ce qui la passionne à l’époque, la littérature puis réalise que les débouchés sont restreints et choisit une voie généraliste en intégrant une école de commerce à Nancy. Au moment de choisir son boulot le problème revient : elle veut bosser dans plein de domaines différents, pas forcément compatibles entre eux.

 

Elle opte finalement pour le monde du textile, et part en stage, puis en contrat chez Armand Thierry à Paris.

 Ca ne colle pas

Dès le début, elle sait qu’elle n’est pas à sa place. Elle veut des responsabilités, pouvoir prendre des initiatives et être indépendante, ce qui n’est pas forcément compatible avec son quotidien de salariée, surtout en début de carrière. Elle a l’impression d’avoir beaucoup de tâches à accomplir, mais peu de marge de manoeuvre ou d’opportunités pour innover.

 

Elle se pose des questions, parfois elle postule ailleurs, mais le coeur n’y est pas. Autour d’elle, c’est la crise, certains amis ont du mal à trouver un boulot, elle se convainc qu’elle doit garder sa stabilité. Mais une idée la travaille. Une idée qui au fil des ans passe de ‘Si un jour j’avais une boutique’, à ‘Quand j’aurai ma boutique’.

 

Pauline a toujours été créative : elle faisait des bijoux, de la couture. Mais ce qui l’attire dans l’idée d’une boutique, c’est la polyvalence : choisir les produits, utiliser ses compétences d’acheteuse, mais aussi créer un univers pour les clients, gérer la communication, la gestion, les finances, etc. Ca devient une évidence : elle a besoin d’être à son compte.

 

Ajoutez à ça l’envie de quitter Paris et vous avez les prémices de L’effet canopée.

 Du rêve à la boutique

En juillet 2014, la décision est prise, la rupture conventionnelle engagée pour octobre. Pauline a déjà commencé depuis longtemps à rêver sa boutique : elle a contacté des fournisseurs, fait des business plans.

Son père donne des cours d’entrepreneuriat et elle se fait accompagner par la chambre des métiers, ce qui lui permet d’être bien entourée et de répondre aux inévitables questions d’avant lancement.

 

Elle rencontre aussi des parisiennes qui tiennent une concept-store ‘made in Paris’. Elle regarde ce qui se fait. C’est la crise, mais elle sait aussi qu’il n’y a jamais de bon moment pour se lancer. Et les concepts de boutiques les plus originaux ont l’air de fonctionner. Sa boutique idéale se précise de plus en plus dans sa tête.

 

Arrivée à Lyon en janvier 2015, elle trouve un local, des financements, et se lance dans les travaux. Son souvenir de cette période :

 

‘Si tu prévois d’ouvrir en avril, oublie cette date. Tout prend plus de temps que prévu’.

 

Un mois et demi avant l’ouverture, elle lance un crowdfunding pour finaliser le projet (et acheter notamment l’indispensable machine à café). Les internautes suivent – la liste des participants est fièrement affichée dans la boutique – et confortent Pauline dans son idée : les gens adhèrent à son projet.

 C’est ça l’effet canopée

Pourquoi ce nom ? C’est la graphiste avec qui Pauline a travaillé (l’extraordinaire Kim Goyon qui a conçu le logo et les supports de communication) qui a commencé à parler de canopée. Le nom résonne tout de suite pour Pauline qui aime ce qu’évoque la canopée : plus haut étage de la forêt, où l’ensoleillement et la biodiversité y sont les plus forts. Elle pense à la richesse de la création.  Ajoutez à ça l’effet, comme pour l’effet papillon et vous avez le nom et le concept des lieux : ‘un endroit où un moment passé, un objet créé, une créatrice découverte peut apporter un peu de soleil au quotidien ! Je voulais un nom positif, poétique, original et qui intrigue.’

Aujourd’hui, deux mois après l’ouverture de la boutique, elle ne regrette rien. Il y a beaucoup de travail, tout prend plus de temps que ce qu’on imagine, et il ne faut pas avoir peur de se réinventer tous les jours, mais le constat est sans appel : elle n’a jamais eu autant l’impression d’être à sa place, elle bouillonne d’idées et elle se sent ‘à l’équilibre’.

 

De ses propres mots :

 

‘On dit souvent que l’entrepreneuriat est une grosse prise de risque, mais honnêtement, je me sens tellement équilibrée dans ma vie pro comme perso, que je ne ressens pas du tout ça comme un risque, c’est au contraire un confort de vie pour moi.’

 

 

Vous avez envie d’en savoir plus ? De savoir comment on passe d’une boutique dans sa tête à une boutique dans les pentes ? De poser 1000 questions brûlantes à Pauline ?

 

Venez le 20 octobre à la boutique ou envoyez vos questions à laure@lesaventurieres.com, cet article sera mis à jour avec les questions réponses après la prochaine édition de ‘J’aime le Vin J’aime pas mon Job’.

 

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