A 19h30, par une pluie battante, la porte de l’effet canopée ne cesse de s’ouvrir : c’est la rentrée de ‘J’aime le vin j’aime pas mon job’, une spéciale se reconvertir dans les loisirs créatifs.

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Marie-Anaïs, fondatrice de Mes Comptoirs, est venue nous raconter sa reconversion, de l’ingénierie agronome à l’entrepreneuriat, du hobby de couture à l’entreprise Mes Comptoirs.

Tu as raté la fenêtre d’inscription, tu as du nourrir ton chat, tu es allergique à la pluie et tu n’as donc pas pu venir ? Pas de souci, voici le récap en 10 points, comme si tu y étais.

10 choses à savoir pour faire comme si tu y étais :

1. Le burn-out, c’est pas automatique :

Marie-Anaïs était une très bonne élève. Le genre qui fait des études sérieuses et qui ramène les meilleures notes de la classe. Quand elle était petite, elle voulait faire ‘une grande carrière dans les bureaux’. Sauf que quand elle a commencé sa carrière, elle s’est vite rendue compte qu’elle ne s’y retrouvait pas. Un burn-out et la naissance de sa fille l’ont poussée à se remettre en question, à prendre du temps pour elle, pour se faire accompagner sur le plan perso et pro puis finalement à se lancer.

Mais le burn-out n’est surtout pas une étape obligée pour se reconvertir. C’est une façon de casser les cases et d’arrêter de vivre pour les autres, mais c’est loin d’être la plus reposante ou même la plus rapide.

2. La confiance en soi c’est indispensable ? Ouais mais non.

Quand elle a voulu se lancer, Marie-Anaïs a commencé par monter un ‘petit’ projet en se disant qu’elle n’avait pas besoin de grand chose, qu’elle pouvait se contenter de sa vieille machine, de ses chutes de tissus et voir comment ça marcherait.

Et puis elle est allée à une conférence organisée par Pôle Emploi et Action’elles et elle a entendu que les femmes entrepreneures réussissent statistiquement aussi souvent que les hommes, sauf qu’elles ont moins confiance et du coup elles se mettent des bâtons dans les roues en voyant trop petit au début. Ça a fait tilt, elle a repensé son projet et ça a déboîté. La confiance en soi, ce n’est pas un truc inné, c’est juste la décision de voir plus grand et de donner ses chances à son idée, même si on se plante.

En fait, si tu veux passer du hobby à une entreprise (= sous = vivre de son activité = villa sous les tropiques), il faut viser beaucoup plus haut et sortir du confort d’un ‘petit’ projet. Tu y crois, tu as les moyens d’être entourée, les résultats seront à la hauteur de l’investissement que tu y mets. Marie-Anaïs est partie d’un projet à 4000 euros pour se retrouver à 20.000 euros. En changeant d’échelle, son projet est devenu une entreprise en bonne et due forme.

3. Pas besoin d’être wonderwoman pour y arriver

Quand on écoute des témoignages d’entrepreneures, ou, pire, qu’on traîne sur les sites web des autres, on peut avoir un petit début de pincement au ventre de la famille gros stress des familles : elles savent TOUT faire, c’est évident ce sont des super héroïnes et elles sont probablement nées entrepreneures. Dans ta tête, les concurrentes sont à la fois graphiste, développeuse, commerciale, community manager, auteure, championne de kung fu et elles ont eu 10.000 abonnés avant même de lancer leur site, qui a depuis été élu 12 fois ‘meilleur site web de l’univers intersidéral’.

En fait, la meuf dont tu espionnes le site web en secret est peut être elle-même en train d’espionner un autre site en se lamentant sur son canapé parce qu’elle a l’impression d’être nulle par rapport à cette autre wonderwoman, etc, etc.

Stop. On peut avoir de multiples talents et les utiliser, mais quand on a une boîte, il faut surtout apprendre deux choses : s’organiser et déléguer. Même si on a envie de tout faire. D’où le fait de lever 20.000 euros et pas 4000 euros pour ne pas tout bricoler soi-même.

4. Un couple c’est bien, Pôle Emploi c’est mieux…

… en matière de soutien financier et de gestion de son projet, pas besoin d’une tante riche ou d’un-e partenaire ultra compatissant. Il faut un plan. Comme Marie-Anaïs s’est fait renvoyer de son dernier emploi, elle a eu droit aux allocations chômage pour monter son projet (lire notre guide juridique sur les façons de quitter son job), et elle a pu en tenir compte dans son plan financier.

Si ce n’est pas possible pour vous, il existe d’autres solutions, et de nombreuses aides, des subventions aux micro-prêts, aux prêts bancaires avec, sans garanties, etc. Allez faire un tour aux salons des entrepreneurs, mais aussi auprès de RDI, l’ADIE, la Chambre de Commerce à la Chambre des métiers, à l’Apec, ou dans les réseaux de femmes entrepreneures de votre région, ne restez pas à désespérer si vous n’avez pas la situation idéale pour vous lancer.

5. Un business plan c’est la base, l’eau potable, la vie d’un projet…

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On ne mentira pas, on a passé une excellente soirée. Fallait venir.

Tu n’as sans doute pas envie de te taper des colonnes de chiffres, encore moins de devoir te (re)mettre à excel et pourtant, le business plan est la colonne vertébrale de ton futur projet. Bien sûr, tu peux y aller à l’arrache et ne pas en faire, personne ne va te pointer du doigt ou t’insulter dans les commentaires de tes articles (‘ne la croyez pas, cette femme n’a même pas fait de business plan, ahahahah ridicule’, oui je sais c’est faible comme insulte, mais continue à lire).

Il existe de nombreux sites (celui de l’APCE est une mine d’or) et des formations très bien faites auprès d’organismes comme celle de la chambre des métiers, qu’a suivie Marie-Anaïs. Le but du business plan, c’est de se projeter et de se poser les bonnes questions pour la suite. Pas d’obtenir une équivalence bac + 4 en compta-gestion.

Ca permet de prioriser ce qu’on fait et de ne pas céder à la stratégie du poulet sans tête : courir dans tous les sens et gérer de l’urgent à longueur de temps sans jamais passer de temps sur le fond.

6. Mais si on était honnêtes on appellerait ça le « plan de tous les trucs qui vont pas se passer comme prévu »

Là tu te dis : je me suis saignée aux quatre tableurs, j’ai mis mon ego de côté et j’ai passé des heures sur ce business plan, j’ai une stratégie béton et j’ai levé les fonds qu’il faut. C’est bon non ?

Euh, et bien… Pas exactement.

Quand j’entends le mot « plan » dans « business plan », je m’imagine une google maps avec un joli GPS qui clignote et qui me permet même d’éviter les embouteillages. En vrai le business plan, c’est plutôt comme une carte de rando qui n’aurait pas été mise à jour et avec laquelle tu dois te débrouiller pour suivre un chemin pas trop balisé.

Pas de panique toutefois, c’est très bien comme ça  : avec ta stratégie bien en place et tes prévisions, tu as une boussole fiable pour savoir où tu en es et faire le point sur ton avancée, voire rectifier le tir quand il le faudra. C’est juste que le mot ‘plan’ est un poil optimiste.

7. La différence entre un business et un hobby c’est le marketing

Tu n’as pas forcément envie d’entendre ça, je n’avais pas forcément envie d’entendre ça à mes débuts, mais la différence entre un hobby et une boîte c’est les ventes. Donc le marketing pour trouver tes clients.

Marie-Anaïs estime que 20% de son temps est consacré à la création, le reste à la recherche de partenaires, à sa stratégie de communication et à trouver des clients.

Pareil pour les investissements : la communication et le réseau sont les clés de la réussite pour ton entreprise.

8. Tes amis ne sont pas forcément tes clients

Quand tu te lances dans tes premières études de marché, naturellement, tu vas demander autour de toi. Mais ton entourage n’est pas ta cible. Pour faire une étude de marché un peu plus objective, essaie de réfléchir à la vie de ton futur client : où vit-il, où va-t-il faire ses courses, quelles marques concurrentes achète-t-il aujourd’hui ? Et pose des questions à des gens qui ressemblent à ta future clientèle. Il vaut mieux une petite étude de marché auprès des gens qui sont vraiment susceptibles d’acheter ce que tu fais, qu’une centaine de réponses de potes de tous horizons qui ne viendront jamais sur ton site après les premiers likes de soutien sur Facebook.

Dans la même veine, ta famille n’est pas forcément ton meilleur soutien. Ce n’est pas très grave, regarde le point 9.

9. L’avis des autres, on s’en fout un peu au final (sauf si c’est ton banquier)

Les gens auront toujours un avis sur ce que tu vas faire. S’ils sont aventurières dans l’âme, ils t’encourageront, s’ils sont frileux en général, ils flipperont pour toi. Quoi qu’il en soit, évite l’inflation de conseils : entoure toi de gens qui comprennent ce que tu fais ou, mieux, qui ont réussi ce que tu veux réussir. L’ambiance n’est pas toujours à la collaboration, surtout dans les milieux très concurrentiels comme les loisirs créatifs, mais il existe des apéros entrepreneurs, des lieux de coworking, des rencontres comme J’aime le vin j’aime pas mon job, etc où tu pourras commencer à créer ton réseau autour de personnes qui croient en toi et qui partagent tes galères et ton enthousiasme. Ça peut faire la différence (et si tu ne me crois pas, écoute ce qu’en dit Audrey de Carnets de savon : https://youtu.be/GiHGL80SBWc?t=10m39s

10. Être bien entourée c’est la clé du succès (et pour ne pas péter un plomb)

Après la soirée, les Aventurières se sont retrouvées à finir les bouteilles, et plusieurs personnes avaient envie de continuer et de rentrer dans le vif du sujet pour leur propre projet, notamment sur ces aspects de réseau, marketing et communication. Moi j’avais envie d’en savoir plus sur chacune et d’avoir le temps de donner des conseils personnalisés.

Du coup, j’organise un grand atelier ‘Se lancer quand on n’a pas spécialement confiance en soi et qu’on n’a pas du tout envie de se vendre’.  Tu ressortiras avec un plan d’action de 3 mois adapté sur mesure à tes besoins. (le nombre de places est limité pour pouvoir regarder le cas de chacun, réserve ta place dès que possible)

Ca se passe le jeudi 17 mars de 18h à 20h, ça coûte 40 euros et c’est par ici pour s’inscrire.

** Edit 7 mars : suite à des désistements, 3 places se sont libérées pour l’atelier. Si tu veux te lancer avec succès et gagner des mois de procrastination et d’hésitations, rejoins-nous! **

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Effets secondaires notoires : tu vas parler de ce que tu fais avec une confiance inébranlable et attirer des clients parfaits.

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