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Cécile et Ondine ont ouvert leur boutique de maquillage bios et naturels il y a bientôt 3 ans. Je préfère te prévenir, je suis une fan inconditionnelle des lieux. On y est comme chez soi, avec deux copines qui sont des expertes en maquillage et soin, et qui trie sur le volet les produits qui arrivent sur leurs étagères. Un ingrédient suspect, une stratégie de vente qui ne respecte pas les valeurs des fondatrices et la marque est évincée, peu importe si elle rapportait ou non. Va voir leur boutique pour te faire une idée (mon kit de survie d’entrepreneure vient de chez elles, c’est le baume hydratant et anti-stress Balm Balm, et le correcteur de cernes Couleur Caramel)

comment ouvrir sa boutique en ligne et en physique

Mardi 29 mars, elles nous ont fait l’immense plaisir de nous accueillir au 5 rue saint-exupéry à Lyon, pour une soirée J’aime le vin j’aime pas mon job où elles ont partagé en toute honnêteté ce que ça implique de monter sa boutique, le bon comme le mauvais.

Voici les 9 points que je retiens de cette soirée :

1. Crée la boutique qui te ressemble

On ne peut pas reprocher à Cécile et Ondine de manquer de personnalité. La boutique est à leur image : glamours mais irrévérentes, engagées et entières. C’est comme ça qu’elles ont monté leur marque, et c’est comme ça qu’elles prennent des décisions pour leur business. Est-ce qu’elles auraient pu lever des fonds et demander l’appui de réseaux d’entrepreneurs ? Sans doute. Mais elles n’avaient pas envie d’entrer dans ces processus, de monter des dossiers. Elles voulaient créer à leur façon, et passer leur temps à offrir ce qu’elles ont de plus précieux : leur expertise maquillage et soin, et leur sens relationnel.

2. Les compétences en gestion, ce n’est PAS accessoire

En revanche, il y a une compétence clé, qu’Ondine comme Cécile reconnaissent ne pas avoir assez développé à leurs débuts : la gestion. Aucune des deux n’est particulièrement organisée (le 12ème cahier de caisse a été inauguré juste avant la soirée, on lui souhaite une longue vie bien remplie, contrairement à ses prédécesseurs qui nous ont quittés trop tôt), et c’est rapidement devenu un problème dans le quotidien de la boutique : gérer les stocks, les approvisionnements, le paiement des factures, le prévisionnel etc demande beaucoup d’organisation et des compétences qui ne peuvent pas s’improviser, même si on est rigoureuse. La boutique a connu des périodes très difficiles, à la limite de la fermeture, et elles ont du reprendre tout en main et apprendre, dans la douleur, à pallier ces manques.

3. Rester dans sa boutique et attendre que ça marche, c’est la recette assurée pour fermer boutique

[Tweet « Avoir une vision pour sa boutique ne suffit pas à faire entrer les clients : il faut leur donner une raison de venir »] (ce conseil vaut d’ailleurs pour les boutiques physiques comme pour les entreprises et boutiques en ligne). Dès le début, les créatrices de M&Oz ont imaginé des événements pour faire connaître leurs produits et leur expertise : une conférence de presse au lancement, pour commencer puis des vide-dressing, ateliers, brunchs, partenariats avec les marques et des lieux prestigieux… Elles n’ont pas arrêté de sortir des murs et de faire connaître leur activité, tout en restant fidèles à leur marque et à leur identité. Il ne s’agit pas de dire oui à toutes les opportunités, mais de choisir (et créer) celles qui vont toucher un public sensible à la boutique.

Résultat : un succès auprès des journalistes (plus de 50 articles publiés) et des clientes avec un budget de 100 euros de communication en trois ans.

4. Il n’y a pas de moment où l’on se dit que c’est gagné. C’est une réinvention perpétuelle

Malgré toutes ces initiatives et ces retombées positives, on ne peut jamais se reposer sur ses lauriers. Les ventes dépendent aussi beaucoup de facteurs extérieurs. Il faut se lancer en le sachant : on peut tout faire pour réussir et échouer quand même. Une partie du succès dépend de la chance, de l’alignement des planètes et d’autres éléments imprévisibles. Pas la peine de se rouler par terre et de taper des pieds, en s’autoflagellant : il faut juste accepter qu’une partie de tout ça ne dépend pas de nous, et qu’on peut seulement faire au mieux de nos capacités et suivre nos envies. Parce qu’on fait tout ça avant tout pour soi, pour vivre en accord avec ses convictions et créer un job qui nous ressemble.

5. C’est long. Genre très très très très long. Et c’est cher aussi.

C’est pas pour t’en remettre une couche, mais il faut aussi se préparer à un marathon, pas un sprint. C’est long, ces petites bêtes. Parfois ça prend d’un coup d’un seul, mais le plus souvent, c’est très long. Ne serait-ce qu’avant l’ouverture, il y a beaucoup d’argent à sortir avant même de passer un coup de pinceau sur les murs (voir le témoignage de Pauline, l’effet canopée). C’est le moment pour bien s’entourer, ne pas hésiter à frapper à la porte de plusieurs banques, solliciter son entourage et chercher des investisseurs pour vous accompagner.

6. Le commerce, c’est beaucoup de hauts et de bas. Quand c’est le tien, c’est beaucoup de très haut et très bas

La vie d’un commerce est une vie d’imprévus. Les ventes qui fluctuent, le marché qui évolue, les concurrents qui apparaissent de nulle part, les clients qui n’achètent plus rien parce que c’est la canicule, la crise, la fin de l’hiver, la veille des soldes (choisis ta bataille). Pas toujours facile de garder du recul sur la situation, surtout quand les ventes s’écroulent.

Et puis parfois c’est l’inverse : un article d’un site influent, une promo qui fait mouche, le retour du soleil, une star qui fait la pub d’un produit et tout s’emballe.

C’est les montagnes russes au quotidien, et il vaut mieux être préparée à ça (et préparer son entourage pour les inévitables sautes d’humeur qui l’accompagne). Quand c’est possible, se rappeler que ce n’est pas personnel, et garder le recul sur la situation, mais aussi être patiente avec soi-même et se lâcher la grappe parce que c’est normal. NORMAL on t’a dit. Va prendre un bain, lire un bouquin qui fait du bien, faire une rando dans la nature et caresser ton chat, ça ira mieux demain.

7. Clarifier les relations et demander de l’aide

Dans le cas de M&Oz, il y a plusieurs associés, et Cécile le souligne : c’est primordial de clarifier les relations entre les associés avant de se lancer. Des contrats d’association peuvent être rédigés, ils permettent de soulever les bonnes questions, de savoir ce que l’un peut attendre de l’autre. Les conflits naissent très vite, presque toujours pour les mêmes raisons : une des personnes a l’impression de ne pas recevoir ce qu’elle estime normal de la part de l’autre. L’une trouve qu’elle travaille plus, l’autre estime que les résultats ne sont pas là, etc etc. Pour éviter ces problèmes, les contrats sont un outil indispensable.

En revanche, ça ne doit pas décourager de demander de l’aide : depuis le début, Cécile et Ondine ont pu compter sur le soutien de leur réseau et proches, notamment pour des échanges de compétences. C’est comme ça que la première conférence de presse a eu lieu, et que le site web et l’identité graphique ont vu le jour.

8. Il n’y a pas de concurrents qui ne puissent devenir des potes (ou au moins des partenaires)

Il y a deux attitudes qu’on peut avoir face à ses concurrents : agoniser en regardant leur site ou leur boutique et se foutre le moral à Z parce qu’ils ont tout compris, EUX. Ou aller les voir et discuter. Si vous avez créé des boutiques concurrentes (ou plus largement, des entreprises concurrentes), c’est sans doute que vous avez des valeurs en commun, et même – qui sait – un rêve commun. Tes concurrents ont beaucoup de chance d’être des meilleures potes potentielles. Ca a été le cas pour M&Oz, qui collabore avec la boutique Ecocentric de Mick, et s’échangent régulièrement des compétences et bons plans. Ca a aussi été le cas pour moi quand j’ai rencontré Lyv (après avoir agonisé sur son site et le fait qu’elle avait tout compris ELLE). J’ai découvert qu’on avait énormément de points communs et on a trouvé des façons de collaborer, elle est venue écrire un article chez moi et moi chez elle – c’est l’équivalent d’un mariage dans le monde du blogging…

9. Finalement, on n’échangerait ça pour rien au monde

Malgré les difficultés et les questionnements qui accompagnent ce genre de projets, les deux sont unanimes : elles n’échangeraient pas leur place, et elles referaient quasi tout pareil. Parce que Cécile comme Ondine se sont lancées dans cette aventure un peu folle pour une raison avant tout : elles avaient envie d’utiliser leurs compétences et leurs cerveaux au service d’un projet dans lequel elles croiraient profondément. Et c’est exactement ce qu’elles font aujourd’hui.

Mission accomplished. Bravo les filles et encore merci pour votre partage honnête et passionnant.

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