La dernière de la saison J’aime le vin j’aime pas mon job a été épique (mon foie peut attester). Le lieu, les intervenants, les discussions… Tout nous confirme, avec Camille, qu’on a créé un événement qui nous ressemble : un poil déjanté, un poil alcoolisé, tous les poils dressés d’honnêteté. C’est un bonheur d’avoir pu trouver des intervenantes (et notre premier intervenant hier) qui disent les choses telles qu’elles sont : le plaisir, les moments de réussite, mais aussi la lose, les montagnes russes, les déceptions, les imprévus.

L'esprit de la soirée est dignement appliqué par les organisatrices

Les organisatrices font honneur à l’esprit de la soirée

Bilan de 6 mois de j’aime le vin : On a fait des rencontres, des retrouvailles, on s’est beaucoup marrées, on a bien mangé, beaucoup ri, posé des centaines de questions, créé des étincelles, vu des projets grandir, des Aventurières se lancer. On a fait honneur au code des mousquetaires : une pour toutes et toutes pour une…

On prépare plein de choses pour la rentrée, pour que ce soit toujours aussi génial, et encore plus partagé.

Santé, et à la rentrée.

Pour cette édition on a eu le plaisir de rencontrer deux fans de voyages qui en ont fait leur métier :

Julie, co-fondatrice de ‘Le monde en VO’ et depuis peu revenue à la vie de freelance dans l’univers du voyage.

Ses super-pouvoirs : elle peut vous organiser un voyage sur mesure en Irlande, Asie du Sud-Est ou Afrique australe, qui ne ressemblera qu’à vous, et ne vous coûtera même pas un rein d’un de vos enfants.

Julie Geoffroy, agent de voyage freelance à Lyon

Markian, cofondateur de l’auberge de jeunesse ‘Le Flâneur’, première auberge de jeunesse de France à être montée en SCOP (en savoir plus).

Ses super-pouvoirs : il adore faire le ménage, il est ultra calé en fromage. Il a conçu avec trois potes de collège un lieu unique, qu’on pourrait appeler une auberge de jeunesse de quartier.

Reconnaître Markian : c'est celui qui n'a pas adoré cette blague

Markian sur cette photo, c’est celui qui ne trouve pas ça si drôle

La soirée en 5 points clés :

1. Tu peux pester, grogner, t’impatienter. Mais les choses prennent du temps

 

Le temps est un gros sujet ces temps-ci. Monter un projet qui nous plaît, avoir des exigences pour ses rêves, ça prend du temps. Le Flâneur a mis 6 ans à passer du fantasme à la réalité. Six années à : chercher un local, trouver la perle rare, se faire siffler le contrat sous le nez la veille de la signature, reprendre les recherches, trouver la deuxième perle rare cachée du 7ème, signer, commencer les travaux, s’arracher quelques cheveux, continuer les travaux,

2. Ce que la « fausse pression » t’empêche de voir

Julie se souvient de ses jours salariés comme des moments de stress intense, de travail non-stop. C’est la ‘fausse pression’. L’urgence permanente, l’impression d’avoir le nez dans le guidon, et les bons gros maux de ventre qui vont avec. Avec le recul aujourd’hui, elle se rend compte que c’était un investissement émotionnel démesuré. Vivre en attendant les week-ends et les vacances (quant tu n’es pas trop fatiguée pour en profiter), elle a dit non merci.

Aujourd’hui elle assume des choix de vie qui lui rapportent beaucoup moins, mais lui permettent de gérer son temps et ses clients comme elle le veut. Elle équilibre son temps entre sa passion (les voyages sur mesure) qui ne peuvent pas lui rapporter suffisamment pour en faire son unique activité, et des missions de marketing dans l’univers voyage. Un mix qui lui convient et qui permet d’assurer financièrement.

3. C’est facile de créer un monstre au lieu de se libérer des contraintes

Après avoir dit non à la pression inutile, Julie tombe dans un piège : celui de vouloir suivre un business model ‘classique’, de viser la lune, de grossir et de faire des process carrés, des tableaux compliqués pour rassurer l’entourage (et soi-même), de plaire et de suivre les modèles recommandés dans son parcours d’accompagnement. Elle choisit de s’associer par peur de ne pas pouvoir y arriver seule.

Rapidement, le constat est sans appel : elle passe le plus clair de ses journées dans la gestion et les projections, et quasiment plus de temps à faire ce qu’elle kiffe : les déplacements clients, les longs rendez vous, le rapport personnel.

Un monstre jaillit de son envie de reconversion : une boîte qui l’emprisonne. Elle décide de reprendre un risque et de quitter l’association : elle repart seule, déterminée à ne plus dire oui pour faire plaisir aux autres. Son nouveau business model, c’est le plaisir.

4. Le social, c’est pas si compliqué

Markian, Patrick et Philippe ont choisi un modèle de société social et solidaire : la SCOP pour en savoir plus en gros, une forme coopérative, où les responsabilités, les revenus et les plans de développement sont avant tout au service du projet, de ses salariés et usagers, pas au profit d’une poignée de dirigeants ou d’actionnnaires.

Concrètement, ça veut dire qu’au quotidien, les tâches sont réparties de façon égale entre tous les salariés : les fondateurs font le ménage et les draps comme tout le monde. Les décisions se prennent de façon collégiale : on discute jusqu’à ce que tout le monde soit convaincu. Personne n’a le dernier mot plutôt qu’un autre.

C’est parfois plus long, de gérer une SCOP, mais c’est aussi très gratifiant : dès le départ, le projet échappe à ses fondateurs. Il a sa propre vie et s’insère dans la communauté. Par exemple au Flâneur, le quartier a une très grande importance dès le début : les habitants sont venus filer un coup de main pour les travaux en échange d’ateliers bricolages, les murs ont été taggés par des graffers du coin, et une partie du local est occupée par des ateliers rencontres avec des artistes.

5. Grossir n’est pas forcément une bonne chose

Dans la famille les travers à éviter à tout prix, il y a le piège du ‘plus c’est gros mieux c’est’ (si tu as l’esprit mal tourné, c’est pas de ma faute). Quand on monte une boîte, on se retrouve vite dans les projections à imaginer faire grandir le business, le rendre plus rentable, recruter, ouvrir une deuxième activité, ou revendre. Le succès c’est la start-up qui explose et se transforme en ‘le nouveau Airbnb’, ‘le nouveau Twitter’, etc.

Si c’est ton ambition, c’est génial, ne laisse personne te décourager et te casser le délire. Par contre, si tu n’as pas envie de ça, ou si tu n’est pas sûre d’avoir envie de ça, autant le savoir très tôt pour ne pas se laisser glisser sur la pente de l’ambition à tout prix. La vision des autres pour ta boîte, ce n’est pas nécessairement la tienne. Tu as le droit d’avoir envie de créer un projet plus modeste, de tester en parallèle de ton taf, de rester indépendante sans chercher à racheter tous tes concurrents pour monter une agence.

Décide ce qui est bon pour toi, ce qui te correspond, et essaye comme ça. Tu pourras toujours revoir tes ambitions plus tard.

A l’inverse, si ton projet a un potentiel énorme, que tu rêves secrètement de racheter la planète et de monter une agence avec des tas d’employés, prévois-le tout de suite, fais toi accompagner en conséquence, et regarde les financements.

Personne n’a ta vision pour ton projet. Fais toi le business plan du kif. Et go.

Merci à Nicolas pour les photos de la soirée !

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