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Lao Tseu dit « Si tu n’as pas de client, tu n’as pas de business, c’est aussi simple que ça »(Cette citation est réelle puisqu’elle est ici, sur internet, avec des guillemets)

Pour rebondir, donc, sur ce que disait ce bon vieux Lao Tseu, un business = une offre + des gens prêts à l’acheter.

S’il n’y a pas ces deux éléments, ce n’est pas un business, c’est un projet, une idée, un rêve, une association, un système de troc, un hobby…

Mais un grand mystère règne sur qui se lance dans l’Aventure : où trouve-t-on ses premiers clients ? Gratuit, amis, bouche à oreille, clients d’un job passé, réseaux sociaux, frapper aux portes au hasard et prier ?

J’ai demandé à 6 entrepreneures que j’admire de me raconter comment elles avaient trouvé les leurs, et j’ai ajouté ma propre expérience, bien avant que les Aventurières n’aient trouvé leur forme actuelle.

Copie et inspiration fortement autorisées.

Un essai gratuit pour affiner son offre – Selma Païva

 

Merci beaucoup pour cette question Laure (de rien!), parce qu’elle met le doigt sur un malentendu super répandu, qu’on en soit au tout début, à ses premiers clients tout court. Ou bien qu’on soit plus avancé, avec déjà une clientèle ET une idée de nouveau produit / service / prestation (donc à ses premiers clients pour cette nouvelle idée là.)

Le malentendu, c’est celui qui consiste à penser « j’ai développé (ou je vais développer) tel produit, tel service, telle prestation, et ensuite je chercherai les clients qui en ont besoin ». Au lieu de faire l’inverse.

Je m’explique ! Concrètement, quand j’ai commencé, j’avais une idée de produit ET une idée de service. Les 2 m’étaient venues de par mon cursus (com/marketing), mon vécu perso et les échanges avec des personnes rencontrées en ligne puis « dans la vraie vie ».

J’ai préparé ce que j’avais en tête dans les grandes lignes, puis j’ai contacté individuellement une dizaine de personnes pour chaque offre et je leur ai proposé de tester gratuitement. Ces personnes-là, je les avais rencontrées en ligne : réseaux sociaux, forums, puis via mon blog.

En échange de la gratuité, elles s’engageaient à tester vraiment, et à répondre à mes questions avant/pendant et après le test.

Cette phase m’a permis d’améliorer et d’affiner mes idées de départ et de récolter des infos capitales pour savoir comment communiquer dessus une fois que ce serait en ligne ! Le mieux c’est qu’une bonne partie de ces « clients gratuits » sont devenus mes premiers « clients payants » ^_^ Ils ont aussi pris l’initiative de parler de mon travail autour d’eux, de le recommander.

Du coup quand j’ai mis mon premier produit numérique en ligne, j’en ai vendu 24 exemplaires le jour-même ! Et le jour où j’ai sorti mes premières sessions de conseils, tous les créneaux du trimestre ont été réservés en moins d’une journée !

Attention cependant, quand je dis « mettre en ligne » ou « sortir » un produit ou service, ça implique bien plus qu’une publication. Une vente qui se passe bien, c’est une vente bien préparée en amont, bien menée pendant, et qui amène sur une page de vente / un descriptif produit réussi. C’est plus de travail en coulisses pour mieux faire boule de neige après : un contenu, une démarche qui tourne autour du client, pas du produit !

Je ne vais pas développer le concept pour éviter de rallonger indéfiniment ton article 🙂 Et j’invite tes lecteurs qui veulent en savoir plus à lire mon livre « Internet est une table pour deux : améliorez vos idées, votre clientèle, vos ventes » (avec plein de conseils concrets dedans !).

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Selma Païva, de selmapaiva.com

 

 

 

Une cible très claire et du bouche à oreille – Laure Jouteau

 

Ma toute première offre concernait les professionnels dans les médecines douces : naturopathie, ostéopathie, massage thaï. J’ai créé un programme pour apprendre aux professionnels à trouver plus de clients et susciter du bouche à oreille, puis j’en ai parlé à quelques personnes qui étaient intéressées autour de moi. Une des filles a envoyé un mail à toute sa promo de naturo, et de fil en aiguille, j’ai trouvé exactement le nombre de personnes que je voulais pour mon test.

J’ai trouvé que pour commencer, c’était plus facile de ce concentrer sur une offre très précise, parce qu’on sait rapidement où trouver les clients, où faire parler de soi, comment générer du bouche à oreille.

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Laure, les Aventurières

 

Les amis et le blog – Claudia de Yogapassion

 

« Je suis prof de Yoga à Paris et en ligne depuis 2 ans. J’ai commencé au début à enseigner le Yoga à mes ami(e)s. Puis elles en ont parlé à leur proche et le bouche-à-oreilles m’a permis de constituer mon premier groupe d’élèves. Dès le lancement de mon activité, j’avais créé mon blog YogaPassion qui était tout prêt et n’attendait plus que de recevoir des visites 🙂

Au bout de quelques mois et en publiant des articles régulièrement avec le plus de qualité possible, mon référencement web s’est amélioré et j’ai commencé à avoir de nouveaux élèves grâce à mon blog !

Au vu de mon expérience, je donnerais 3 conseils incontournables aux entrepreneures qui se lancent dans un nouveau domaine :

  1. Parlez de votre nouvelle activité avec passion et proposez de la tester à vos proches, pourquoi pas à un prix réduit, voire même gratuitement
  2. Demandez tout de suite des feedbacks puis publiez-les. La preuve sociale aide toujours à mettre vos futurs clients en confiance !
  3. Enfin, créez un blog pour échanger sur votre activité. En comparaison, un site web vitrine ne suffit pas et n’aura que peu de valeur ajoutée. Bien-sûr, créer un blog demande du temps et beaucoup d’inspiration, ainsi que d’aimer écrire et de savoir bien rédiger. Mais le pouvoir d’un blog est incroyable ! Ca vaut donc carrément le coup de s’y mettre ! »

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Claudia, Professeur de yoga Vinyasa, Ashtanga et Hatha, et créatrice du site Yogapassion

 

 

 

Un blog personnel et une communauté qui nous aime déjà – Aline, Inspiré et Créé

 

Un client, c’est avant tout une personne qui te fait confiance. Tout l’enjeu (et ce qui est compliqué au début), c’est de créer cette relation de confiance. C’est ce qu’a fait Aline au travers de son blog perso :

Mes premiers clients sont venus grâce à un blog personnel que je tenais depuis un an avant de me lancer dans l’entrepreneuriat. Sur ce blog, à la fin de chaque article, je racontais ma vie et je montrais mon travail en mettant un lien vers mon site. La première cliente était une lectrice qui lisait mon blog depuis longtemps déjà et qui a craqué sur mon travail. J’ai donc eu mes premières ventes après trois semaines d’ouverture grâce à ma communauté déjà existante. 😉

 Aline – Inspiré et Créé

 

 

Crée le réseau qui te ressemble – Nathalie de Rev’elle Coaching

 

« Réseauter » peut ressembler à un gros mot. Un mot qui fait pâlir l’introvertie en toi. 

Quand j’ai créé Rêv’elle Coaching  je suis vraiment partie de rien. Je rentrais de l’étranger et mes derniers contacts français remontaient à l’époque de mes études. Je ne connaissais personne et la perspective d’aller dans les réunions réseaux me paralysaient.

Et puis, j’ai rencontré une amie d’une amie qui voulait, elle aussi, lancer son activité. Nous avons décidé de créer un réseau de femmes qui nous plaise, où on se sente bien.

Nous en avons parlé à nos voisines, cousines, mamans rencontrées à l’école, co-équipières de sport, etc…Bref, à toute personne qui croisait notre chemin. Nous avons commencé à organiser des rencontres chez elle sur différents thèmes de développement personnel et professionnel. Par le biais de ces rencontres, j’ai eu mes 2 premières clientes.

A la même période, boostée par la création de ce réseau et l’enthousiasme des femmes que nous rencontrions, j’ai décidé de tester une réunion de speed business meeting dans un réseau de femmes entrepreneures de ma région. Une grande première pour moi ! J’y suis allée avec le stress au ventre. Après m’être entrainée devant ma glace à présenter mon activité en 3 min, j’ai créé des cartes de visite improvisée faite “maison” pour l’occasion, j’ai décidé d’y croire et …..j’ai rencontré, ce soir-là, ma troisième cliente.

Ma 4ème cliente est venue via internet.

En attendant de finir mon site, j’avais commenté le blog et la page Facebook d’une personne dont j’aimais le travail. Elle m’a proposé une petite interview qu’elle a diffusée et qui m’a amené ma 4ème cliente.

Ma 5ème cliente je l’ai trouvé grâce à un site d’échange et d’entraide sur lequel j’avais publié une offre de séance gratuite. La  séance gratuite s’est ensuite transformé en accompagnement payant.

En 2, 3 mois, j’avais donc déjà des clientes. Et pourtant, mon offre et ma stratégie n’étaient pas finalisées. Bien sûr, je n’avais pas encore de revenus réguliers mais je sentais que la machine était lancée.

Avec le recul, j’ai compris que l’important était de cultiver cette envie d’aller à la rencontre de mes futures clientes, de travailler avec elles et de les accompagner vers leurs succès. Alors ne passez pas trop de temps cachée derrière votre ordinateur à peaufiner vos offres ou votre site. Vendre c’est avant tout créer un lien ! Allez à la rencontre de vos clients. Ils vous attendent !

nathalie-antonio-giraudNathalie Antonio Giraud – Rev’elle Coaching

 

 

 

Le coworking et le bouche à oreille – Jessica Rolland, Agence Someday

 

« J’ai trouvé mes premiers clients dans un coworking. Je me suis investie à fond dans le quotidien du cowork (évènements, soirées, déj, coups de main…) pendant 2 mois, alors que je n’y étais inscrite qu’à temps très partiel. Rapidement, dans un coworking d’une vingtaine de personnes, j’ai pu être identifiée, j’ai décroché mes premiers contrats, fais grossir mon réseau, et j’ai par la suite été recommandée. Bien que j’ai quitté ce coworking depuis 2013, le fait de m’y être sincèrement investie n’a cessé de me rapporter des contacts depuis. »

 

jessicarollandJessica Rolland, Agence Someday

 

Les concurrents, nos meilleurs amis – Marie Grain de Sel

 

Le meilleur moyen pour moi de développer mon activité est, encore aujourd’hui, d’aller à la rencontre des gens et de leur donne un aperçu de cet univers dans lequel je les invite : le mien.

Au tout début, ma démarche commerciale devait consister en un savant équilibre entre : présence sur le Web et prospection par téléphone.

Pourtant, une chose est certaine : mes tous premiers clients, je ne les ai pas rencontrés via Linkedin, ni Facebook (puisque je n’y ai pas de page pro) et encore moins grâce à mon site Internet. Et je n’ai à ce jour décroché aucune mission grâce à la prospection « dans le dur » (que j’ai d’ailleurs abandonnée tant elle était pénible et déprimante).

Mes premiers clients, je les ai rencontrés grâce au bouche à oreille. Plus précisément : grâce à la recommandation de mes pairs.

Je parle d’eux comme étant mes « pairs », il s’agit d’autres professionnels exerçant le même métier que moi : ils sont donc mes concurrents autant qu’ils sont mes collègues. Jusqu’à présent, aucun d’entre eux ne m’a « piqué » un client (du moins, pas que je sache), donc je ne crois pas avoir à les craindre. Au contraire. Nous sommes concurrents et c’est tant mieux : à nos manières de faire les choses différemment, de proposer, de créer, de remettre en question les usages du métier, nous contribuons ensemble à l’enrichir.

Les rencontrer et m’ouvrir à eux a été dès le début une source d’inspiration et d’enrichissements infinis.

Et cela m’a permis d’activer sans le savoir ce fameux bouche à oreille qui m’apporterait tant. L’une de mes collègues avait un contact à Nantes et lui a parlé de moi ; me conseillant d’ouvrir le dialogue avec lui dans le même temps. Ce contact m’a proposé une mission. Et voilà : un tout premier client.

Un collègue avait vendu une prestation à une grosse entreprise… pour réaliser, après signature, que son client souhaitait que le travail soit réalisé en anglais. Hors mon collègue ne parle pas anglais. C’était délicat… Lorsqu’il a fait jouer son réseau pour se sauver de cette impasse, deux de nos connaissances communes ont mentionné mon nom. De fait, je suis bilingue, ce qui s’avère pratique pour ce genre de chose. Et voilà un deuxième client qui entre dans la danse.

Au jour 1 de votre vie d’entrepreneur, avant la communication, le logo, le site Internet, les slogans… il y a tout ce dont vous avez besoin : il y a vous.

Votre talent, vos savoir-faire, votre envie, votre différence : tout est là. Parlez de votre projet, de vos idées, de vos solutions. Partagez, faites savoir que vous avez quelque chose à proposer.

Créez votre site, soyez à jour sur les réseaux, oui : car ils seront des points de chute et de contact avec vos cibles.

Et surtout, sans attendre, parlez-en et lancez-vous !

 

Marie Grain de Sel et son merveilleux site

 


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