La semaine dernière, j’ai accompli un miracle. J’ai voulu remonter une interview et j’ai réussi à être beaauuuuuuuucoup plus chiante en 5 minutes qu’en 30. Un miracle accompli grâce à des heures de travail.

 

En coupant sans pitié et en remontant cette interview, le miracle est arrivé : j’ai réussi à faire un truc de 5 minutes beaucoup plus chiant que l’original de 30 minutes (que je publierai demain). L’une des raisons pour laquelle cette version était à peu près aussi passionnante qu’un reportage sur les chaussettes sales de ton voisin, c’était mon ton de voix : dès que le micro a fonctionné, je me suis mise en mode « présentatrice de radio » : ton sérieux, préformaté, on sent que j’essaie d’être pro et du coup… on se fait chier. Il n’y a aucune passion, aucun humour dans la voix. C’est comme si je parlais à une machine au lieu de parler à des humains, ceux qui vont écouter le podcast.

 

Si tu n’y prends pas garde, c’est comme ça que tu parles, quand tu enfiles ton manteau d’entrepreneure. Un manteau bien sérieux, qui demande de la solemnité et une apparence millimétrée. Tu te mets à utiliser des mots clés, du jargon, et à noyer ton humanité et ce que tu as d’unique dans une figure tyrannique : celle de « l’Entrepreneure comme il faut ».

 

Quand on y pense, ce serait d’une tristesse si tous les entrepreneurs étaient pareils,

 

si toutes les personnes qui parlent à la radio parlaient de la même façon, étaient intéressées par les mêmes sujets, si on avaient tous le même physique, correspondant à des critères de beauté étroits et froids.

 

Ce que je veux pour toi, c’est que tu deviennes une leader vulnérable. Qu’on entende les tremblements dans ta voix quand quelque chose te touche. Que tu puisses pousser des hurlements de joie, que tu fasses des lives pyjama à 11h du mat si c’est comme ça que tu aimes faire.

 

Je suis fatiguée qu’on nous pousse vers un seul et même modèle de réussite : richesse, beauté, zen attitude et vous me saupoudrerez bien ça de philanthropie, parce que l’égoïsme, c’est le mal. Ce n’est pas rigolo. Et moi j’ai envie qu’on se marre. De voir des femmes passionnées sortir ce qu’elles ont envie de sortir, surtout si c’est un peu dingo (https://youtu.be/6KWSmza-8Gw), un peu nourrissant pour ton cerveau (https://emmaclit.com/) ou un peu coloré et ironique (https://www.veronicadearly.com/).

 

Mais tu vas peut être me dire « Mais Laure, ô déesse lumineuse (n’en fais pas trop, je suis inflattable), comment puis-je être un leader inspirant et en même temps assumer son amour pour les calembours pourris et les rimes pauvres ? »

 

J’ai 4 choses dans ma besace pour toi :

 

1. Stresse pas mon chat (napé)

Tu ne vas pas du jour au lendemain être parfaitement, complètement toi. D’ailleurs je trouve ces conseils très flippants : « Sois toi même » ça fout une pression de dingue. Je suis complètement avec Elizabeth Gilbert quand elle dit « Laisse tomber la passion, suis la curiosité, c’est bien plus facile à écouter et toujours dispo » (alerte paraphrase).

Cette histoire de vulnérabilité, c’est un peu magique : tu décides d’arrêter de faire la grosse brute qui a toujours tout compris à la vie, merci, et pouf! Tu es sur la route de la vulnérabilité. En ce qui me concerne, ça m’a pris du temps (je dirais un an) pour admettre sur mon blog que j’avais des périodes de doutes, que c’était pas toujours la maxi fête de l’univers et de l’alignement cosmique. J’avais peur que ça me fasse perdre en crédibilité.

Résultat ? L’article le plus lu de tous les temps sur ce site, et l’intervention en public où j’ai eu le plus de plaisir à le faire, c’est cet article sur la trouille, et la fois où je me suis pointée à une conférence la robe coincée dans la culotte, juste avant de monter sur scène pour parler.

2. S’inspirer c’est cool, imiter ça roule, mais s’oublier c’est maboule !

Si tu es humaine, ça a du t’arriver de lire les articles, les pages de vente ou de voir des interviews d’autres personnes, et de te sentir mi inspirée mi pathétique… Tu te sens nulle en comparaison, et en même temps tu te dis « Je veux ce qu’elle a! ».

Je suis la première à défendre l’imitation et la copie comme des techniques tout à fait valides pour affiner tes goûts et te sortir des blocages, mais il y a un danger qui rôde (musique flippante) : confondre le modèle de quelqu’un d’autre avec le tien.

Par exemple, il y a beaucoup de personnes qui bossent sur l’entrepreneuriat comme moi, et dont le business model repose sur du coaching individuel. C’est très bien et du coup c’est tentant (ça marche pour eux, pourquoi pas pour moi ?) sauf que ce n’est pas comme ça que je travaille le mieux. Je suis meilleure avec un groupe, et je suis meilleure quand je passe des heures à geeker sur mon ordi et mes bouquins pour ensuite transmettre ce que j’apprends. J’aime l’interaction, mais l’accompagnement individuel ne me convient que dans des circonstances très particulières, et avec très peu de monde en même temps.
Du coup je fais en sorte que mon business model aille dans ce sens. Ça m’a pris du temps à admettre, et je n’exclus pas de retenter des accompagnements individuels en jouant avec le format pour trouver quelque chose qui me plaît, mais je refuse de le faire « parce que c’est ça qui marche ».

3. Regarde tes peurs en face (et puis dis leur gentiment de retourner au fond de la classe)

On nous vend à longueur de journée un modèle très monochrome (https://www.lesaventurieres.com/…/envies-de-certitudes-tem…/), qui assagit nos peurs (pendant à peu près 2 minutes) et nous laisse sans excitation, sans peur et sans relief.

Aujourd’hui, je peux dire que je n’ai pas honte d’avoir peur, et que mes peurs ne sont pas mon moteur. C’est ok d’avoir peur, et c’est ok de le dire. Ce qui est chiant, c’est quand tes peurs dictent ce que tu as le droit de faire ou pas.

Tout le monde a ses peurs, mais tout le monde ne devient pas une petite poule angoissée. Il y a une façon de vivre avec ses peurs, pas dans la peur. Et la route de la vulnérabilité passe par tes trouilles.

4. Habitue toi à ne pas mettre tout le monde d’accord (sans te fâcher avec la terre du sud au nord)

Plus tu vas assumer d’être toi, plus tu risques de fâcher certaines personnes. C’est normal. Souviens-toi des réactions autour de toi quand tu as annoncé que tu quittais la « stabilité » du cdi pour te lancer dans ta nouvelle aventure professionnelle. Les gens n’aiment pas toujours être secoués, et c’est ok. C’est à eux de gérer ça. Toi, ton job là dedans, c’est de faire les choses même si tout le monde ne va pas applaudir des deux mains.

« Il est temps pour les femmes d’arrêter d’être poliment en colère » Leymah Gbowee, prix Nobel de la paix

 

5. Tu sais ce qui inspire, Anna ? (j’avoue celle là, je suis pas sûre d’assumer)

Les gens magnétiques ne sont pas des gens parfaits. Ce sont ceux qui agissent en dépit de leur trouille et n’hésite pas à admettre leurs difficultés. Ils inspirent à passer à l’action. Ils n’essaient pas de te vendre leur image, ils te racontent leur parcours. Le beau, le moins beau, le flippant comme les moments de grâce. Et c’est grâce à eux que tu passes à l’action. Parce qu’ils te montrent que changer les choses ne demande pas d’être un surhumain équipé de pouvoirs magiques, chacun en est capable.

L’un des livres les plus inspirants que j’aie lu s’appelle « Notre force est infinie ». Il a été écrit par Leymah Gbowee, prix Nobel de la paix. Dedans, elle raconte comment elle est devenue une des actrices de la paix au Liberia, mais aussi ses moments de lose ultime, ses difficultés dans sa relation à ses enfants, son alcoolisme. A la fin du bouquin, on ne se dit pas « oh purée, cette femme était tellement destinée à de grandes choses, c’est normal qu’elle ait changé le monde ». On se dit « Oh purée, moi aussi, j’ai beaucoup plus de pouvoir que ce que je ne pense »

L.


Je veux t’aider à devenir cette leader vulnérable. A avoir le courage d’être toi, te montrer avec vulnérabilité et comprendre l’étendue de ta force. Si tu as envie de dégommer la trouille et de prendre ta place, inscris toi sur cette liste et tu seras la première à pouvoir t’inscrire au programme Fuck la peur.
https://lesaventurieres.simplero.com/page/80006-fuck-la-peur

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