L’espace entre la vie que tu veux et celle que tu as, il est comment ?

Je ne parle pas de la vie que tu veux parce qu’on t’a dit que c’était bien de vouloir ça. Je ne parle pas des chiffres sur ton compte, du nom sur ta carte de visite. Je ne parle même pas du nom de tes enfants et d’à quel point ils sont déjà brillants pour leur âge, c’est fou. Je parle de la vie dans laquelle ton être se roule de joie dans un champ de marguerites, tellement c’est cool d’être là. Je parle de cette fatigue de te contenter d’être un morceau de toi. Je parle de ces heures qui filent, de la sensation d’excitation qui monte de ton ventre à ta gorge et qui te dit « comme c’est bon d’être là ».

Être normale, c’est épuisant.

Je suis comme toi, j’ai des super pouvoirs. Des avantages. Des trucs que non seulement je fais bien, mais que j’adore faire, comme Ussain Bolt qui sait courir très vite (ouais je viens de me comparer à un multi médaillé olympique. Deal with it).

Comme ma pote Lyvia qui a un don pour aller explorer le chelou et pour secouer les choses et les gens.
Comme ma pote Morgane qui est une génie des mots.
Comme ma pote Flora qui a un regard sur les gens que personne d’autre n’a. Elle voit qui tu es, et elle voit ce que ton énergie réclame.
Comme ma pote Aurélie qui écrit comme une déesse et se paye le luxe d’être une humaine ultra drôle et sensible.
Moi, j’ai 1000 idées à la minute. Ma curiosité est impossible à satisfaire. J’ai un talent avec les mots et avec les concepts. Mon coach a appelé ça « Un talent de transformation par le témoignage » ou quelque chose dans ce goût. J’aime.

Le truc, c’est que j’ai aussi appris très tôt qu’avoir des dons, c’est pas bien. C’est « prétentieux ». De la même façon qu’on te dit : « finis ton assiette pour les enfants qui ont faim », comme si ils allaient mieux manger si tu fais une indigestion, on te fait aussi comprendre qu’être douée, c’est une chance et une malédiction. Merci de ne pas trop le faire remarquer pour les autres qui n’ont pas les mêmes facilités. On te fait culpabiliser d’avoir quelque chose que les autres n’ont pas. Au lieu de chercher à développer les super pouvoirs de chacun, on t’apprend à lisser si les tiens se voient trop, à baisser la tête.
Ne pas vexer devient la priorité.

Le petit problème ? Les gens qui ne s’écoutent pas sont hyper faciles à vexer. Ils ont renoncé à leurs dons alors ils détestent qu’on leur rappelle que c’est un choix.

Tu n’es pas là pour la fête du « moyen ».

Quand j’étais enfant, j’avais une tante qui ne pouvait pas me pifrer. C’était physique. Elle et moi dans la même pièce, ça envoyait des ondes de haine et d’incompréhension à des kilomètres (heureusement, on habitait à la maxi campagne, donc à part déclencher des combats de poules, nos ondes n’ont pas pu faire trop de mal).

Pourquoi elle me détestait ? Notamment parce que je savais lire très tôt et que j’adorais ça, alors ça faisait mauvais genre à côté de ses enfants à elle qui étaient « normaux ».
A 5 ans, j’avais déjà rejoint le camp des très nombreux gens qu’elle détestait. Parce que je lisais _Ratus_ un an avant l’âge légal. Sans déconner.
Ça commence tôt, la dictature de la moyenneté.

Le pire, c’est qu’on s’impose ça à nous même. J’emprunte les mots de Danielle Laporte pour décrire ce réflexe immonde :
« Il y a un temps où je pensais qu’être bonne en tout était le but du jeu. Je voulais pouvoir plaire à n’importe quel groupe, être le premier choix de toutes les équipes. (…) C’était une formation angoissante en acceptation sociale. »

Tu développes une espèce de schizophrénie du talent. D’un côté tu as ces trucs que tu sais faire et que tu adores faire, et du coup ça se voit. D’un autre, il faut constamment jongler, minimiser, ne pas tabler dessus.
Tu batailles entre « Je suis douée, c’est pas gentil pour les autres » et « Non mais regarde, je suis pas si douée que ça ».
L’échec est insupportable parce que ça te remet face à tes pires trouilles : « Ha, tu vois que t’es rien de spécial ».

Si tu continues sur cette route, tu enterres ta puissance sous un déguisement de personne normale, sauce névrose d’illégitimité, ou obsession d’être aimée.
Et ça t’étonne d’être fatiguée ?

Après des années, des décennies à faire plaisir à tout le monde, à bien cacher tes talents et à bien apprendre à faire ce que tu n’as pas envie de faire, à parfaire ton cv d’adulte responsable, bizarrement tu es fatiguée. Du coup quand le plaisir arrive, quand il te tire par la manche tellement fort que tu ne peux plus l’ignorer, il brûle tout sur son passage, et ça fait peur.
Tu ne peux pas ‘entrouvrir la porte’ à ton être.

Tu as le droit d’être fière de qui tu es. Tu as le droit de briller, de nous éblouir même. De suivre les miettes de pain que t’as laissé ton être jusqu’à cette prairie, ou cette montagne, ou ce lac d’un bleu presque noir. Cet endroit où tes talents sont célébrés. Où ton génie t’attend (moi, c’est une maison tout en bois au milieu d’une forêt, dans un jardin où tout pousse follement et dans tous les sens).
Ce lieu où tu rencontres ta puissance, et où tu te rends compte qu’elle n’a jamais menacé personne. Qu’elle a toujours été là, disponible. 
Qu’elle est immense et vibrante.

Et qu’elle ne parle pas le langage du ‘normal’.

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