« J’adore apprendre ». Je pense que j’ai dit cette phrase des milliers de fois dans ma vie. Ça a toujours été une évidence pour moi : la curiosité, l’envie de découvrir de nouvelles choses. Quand j’ai envie de me détendre, j’ai deux choix de lectures ou de podcasts : soit je pars sur des histoires légères, drôles ou d’amour, soit j’écoute ou je lis des choses sur des sujets bien chelous que je ne connais pas. La vie secrète des arbres ? Avec plaisir. Une émission entière sur les boutiques de matelas ? Absolument (ce n’est pas une blague, c’était une des plus passionnantes émissions du podcast américain Freakonomics : « Are We in a Mattress-Store Bubble? »)

 

C’est consensuel, d’aimer apprendre. Ça fait bien, on est curieuse, on se cultive, on collectionne les fun facts et les anecdotes à partager. Des fois ça fait des liens imprévus dans le cerveau, et là c’est le feu d’artifice. C’est cool d’apprendre des choses sur plein de sujets.

 

Mais jusqu’à récemment, je n’avais pas pris la pleine mesure de l’apprentissage. Je n’avais jamais été jusqu’à la zone d’apprentissage où tu galères mais tu choisis de continuer. Les eaux un peu plus noires, les plateaux, les moments d’échec qui te font progresser de ouf mais qui sont souvent durs à avaler. Quand tu rentres de plein fouet dans ton ego et tes limites, et que tu as une décision à prendre : j’arrête là et je me raconte des histoires sur le fait que c’est pas vraiment mon truc, ou je continue à progresser ?

 

En ce moment, j’apprends un nouveau métier. Ça fait 8 mois que j’ai commencé à coacher. Et j’adore…. sauf quand je déteste. Il y a des séances qui m’envoient sur la lune, je suis surexcitée, je me dis que vraiment, c’est génial ce métier, que c’est de la magie et du bonheur en barre. Et puis il y a des séances où je sens qu’il me manque quelque chose, que je n’ai pas été aussi loin que je voulais, que je rame. Et là c’est moins sympa. Et j’ai hésité à écrire sur ce sujet, parce que bien sûr la voix dans ma tête dit « Laure, c’est pas sérieux, tu ne peux pas partager à tes clientes le fait que tu es encore en train d’apprendre. »

Mais une de mes qualités de coach, c’est l’honnêteté totale.

Je me mens pas quand je merde, et je mens pas à mes clientes quand je les vois s’enferrer dans leurs pièges.

 

Et j’en ai marre de ne jamais voir de gens partager leurs apprentissages, ou alors seulement quand ils ont tout compris et te disent, avec 3 ans de recul « Les fois où j’ai fait des erreurs », en ne voyant plus que le bon côté des choses, et en photoshoppant les larmes, les moments de découragement et les remises en question.

 

La semaine dernière j’ai trois clientes qui ont décidé d’arrêter de travailler avec moi. Et toutes les trois m’ont permis de faire des apprentissages géniaux, sur ma posture, sur mon organisation, sur la façon de poser un bon cadre de travail. Au moins deux de ces trois fois, j’ai fini en position foetale sur un tapis à pleurer toutes les larmes de mon corps. Pas parce que je me trouvais nulle, ni de désespoir, mais par simple tristesse. J’étais triste de ne pas pouvoir continuer à bosser avec elles parce qu’elles sont géniales et que j’avais du plaisir à travailler ensemble. Et pour la première fois, j’ai senti dans ces échecs une invitation.

 

Je me suis sentie invitée à continuer. A persévérer. Une fois que j’avais bien laissé sortir ma tristesse, passé une demie journée déguisée en Mme Grumpy, j’ai pu ressentir l’excitation devant tout ce que j’avais encore à apprendre et à découvrir. J’ai même ressenti une joie pure et un peu de trouille à l’idée de développer mon style de coaching, de découvrir de plus en plus avec qui ça matche super bien et avec qui je suis moins efficace. Je me suis penchée sur mes talents, et comment je voulais les infuser dans mon coaching, et je me suis rendue compte que j’avais beaucoup à offrir, à commencer par cette honnêteté.

 

Tu es peut être dans le creux de la vague, à te dire que c’est dur et à ne voir autour de toi que des gens qui ont 10 ou 15 ans d’expérience dans leur domaine. La comparaison est injuste, forcément. Si tu regardes en toi, il y a peut être de l’amertume : « toutes ces années perdues » ou « je ne serai jamais à ce niveau de finesse et de talent ». Ok. La vraie question c’est : est-ce que tu veux continuer quand même ?

 

On fait tous la même erreur : quand on pratique depuis suffisamment longtemps, on donne l’impression que c’est facile. A chaque fois que je regarde les jeux olympiques, il y a ce moment où une gymnaste enchaîne 12 pirouettes sur un tout petit bout de tapis et je me dis : « franchement avec un peu d’entraînement, je pourrais le faire ». J’en suis persuadée, même quand mon mec se plie de rire dans le canapé juste à m’imaginer tenter l’expérience.

 

L’expertise, ce n’est pas avoir le plus grand nombre de connaissances sur un sujet, ou même le plus grand nombre d’années d’expérience.

 

Tu sais que tu es expert-e quand tu donnes l’impression aux autres que c’est facile.

 

Ce qui nous amène à toi. Si tu mets de côté la gloire, les moments – fugaces – de gros succès, les accolades et la ligne qui fait bien dans ton cv. Apprendre c’est magnifique, c’est jouissif, et puis c’est inconfortable, c’est challengeant. L’un ne va pas sans l’autre. Est-ce que tu veux continuer quand même ?

 

Ou est-ce que tu préfères le faux confort de ne pas y aller vraiment ? Je connais bien ce choix, sache juste qu’il a du mal à résister au temps et à la puissance qu’il y a en toi et qui veut sortir de toutes façons.

 

Si tu choisis d’y aller quand même, prépare toi pour un voyage sans ligne d’arrivée. Parce qu’il y a une chose sur laquelle je n’ai plus aucun doute : l’apprentissage ne s’arrête jamais. Tu n’as jamais fini de te découvrir et de t’apprendre. D’affiner tes talents et de te prendre occasionnellement des portes dans la face et des gros échecs.

 

Réveiller ta puissance créatrice, c’est prononcer des vœux que tu devras renouveler toute ta vie.

 

Laure

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