Quand j’ai créé ma boîte, j’avais décidé de « libérer le génie des femmes » (en toute simplicité). J’aimais bien être armée d’une grande mission, me dire que je contribuais au bien du monde, que les femmes avaient besoin d’être encouragées et accompagnées dans leurs projets. Au bout de 3 ans, j‘ai failli tout arrêter parce que je ne voyais plus le sens de ce que je faisais, même avec ma vision grandiose. En coaching, j’ai compris que de façon inconsciente, je fuyais mes émotions et qui j’étais, et j’ai pu arrêter de le faire. Un an plus tard, je kiffe mon activité comme jamais, et surtout j’ai créé un environnement qui me permet de m’épanouir et de me développer en permanence. C’est jouissif, c’est vivant et putain, ça ne ressemble à rien de ce que j’ai connu avant.

Je vois ce même mécanisme de fuite chez plein d’entrepreneures qui veulent « sauver le monde ».

 

 

Genre

Tu tries tes déchets, tu essaies de ne pas jeter les enfants contre des objets contondants (même quand il faut partir à l’école dans 5 minutes, que la plus grande vient de mettre le slip de son frangin sur sa tête et que le dernier hurle à tue tête parce qu’il a balancé sa tototte dans un pot de fleur comme un débilos et que maintenant, il arrive plus à l’attraper), et tu te dis si tu es née à ce moment du temps où la planète suffoque et les bébés phoques se noient, c’est pas pour rien. Tu peux changer les choses. Utiliser tes talents pour le bien. Avengers de l’entrepreneuriat, GO !

Sauf que.

Ça pue le judéo-christianisme à plein pif cette affaire. Ou comment utiliser un bon mélange de culpabilité et de complexe de sauveuse pour éviter de se réaliser.

Pour mieux voir ce mécanisme en action, faisons un petit zoom, de l’échelle de la planète, à, disons, celle d’une famille. Dans toutes les familles, il y en a qui préfèrent naviguer le triangle dramatique (sauveur-victime-bourreau) plutôt que vivre pour eux.

Pour les reconnaître, c’est facile, il suffit de chercher ceux qui se lèvent toujours en 1er pour aider, et qui parlent un peu trop fort en jetant un regard badant aux autres : « non, non, mémé rassieds-toi ON va le faire ». Elle aide mais faudrait quand même pas qu’on oublie à quel point elle est la seule à se préoccuper du bien être des autres.
Bah oui, c’est la magie du triangle, tu n’as pas besoin de choisir, tu peux te faire le tiercé gagnant : celle qui sauve, qui subit le fait d’être seule à aider, et martyrise les autres parce qu’ils ont pas fait comme elle.

Qu’est ce que veut une victime : être reconnue par sa souffrance. La sauveuse ? Être reconnue pour ses « bonnes » actions. Le bourreau ? Faire souffrir pour esquiver sa vulnérabilité. (je caricature pour les trois mais on y est dans les grandes lignes)

La seule personne qui est absente de l’équation, c’est elle même.

Si on dézoome à nouveau, quand tu sauves le monde parce que c’est bien et c’est ça qu’y faut faire, tu choisis de laisser l’extérieur décider pour toi. Tu nies tes désirs au nom du combat, de la cause, ou des pauvres âmes que tu vas aider à sortir de l’abjecte tristesse de leur vie. Et je sais que c’est une bonne intention derrière, mais la réalité c’est que c’est une excuse toute trouvée pour se couper de soi. Le triangle infernal, avec une victime invisible et insaisissable : l’humanité. Autorisée à exister de justesse, mais seulement si ça peut servir.

Affirmation de soi : zéro.
Jouissance : zéro.
Potentiel de « changer le monde » : zéro.

C’est pas étonnant que beaucoup de gens soient incapables de savoir ce qu’ils veulent ou de faire face au silence. Le monde entrouvre à peine les yeux d’une gueule de bois de culpabilité et déni de soi qu’on n’a pas vraiment l’habitude de reconnaître ce qui nous nourrit. On est attrapés dans les cycles d’excitation – volonté – acharnement – épuisement.

Tu n’as pas besoin d’une autorisation pour utiliser tes talents. Quand tu essaies de faire rentrer tes envies dans des cases, de les justifier en sauvant le monde ou en faisant le bien, tu t’éteins. Le message que tu t’envoies c’est : je n’ai pas le droit d’exister pour moi. Je ne peux être que si je sers à quelque chose.

*Emoji vomi*
*Emoji rage*
*Emoji bouge ton cul*

Je ne vais même pas rentrer dans le débat de multiples associations que je connais où les salariés sont exploités et maltraités et finissent tous en burnout ou à la porte parce que bon, on sauve les enfants d’Afrique, on va quand même pas en plus se mettre à traiter nos employés correctement ou se remettre en question.

Ton talent, ta beauté, ce qu’il y a de jouissif chez toi, ça n’a pas à se justifier. Tes désirs n’ont pas à être utiles à quoi que ce soit. Ce sont tes désirs. Point.

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