Il y a quelques temps, j’ai fait dans le cadre de ma formation de coaching des tests de personnalité. Je trouve toujours ça rigolo les tests de personnalité, ça te donne des billes sur comment tu fonctionnes, structurée par quelqu’un d’autre, qui avec un peu de chance n’a pas les mêmes angles morts que toi et donc t’amène de la clarté.

Sauf que l’un des tests était un test de talent, et mon premier talent m’a rendue dingue. Pas parce que je ne m’y reconnaissais pas, mais parce que j’y ai vu un truc avec lequel je suis en lutte : mon talent de connexion et collection (pour celles qui connaissent la Méta, ce serait en partie le Losange).

En fait je ne suis pas seulement en lutte avec ça, je suis en lutte avec quelque chose de très naturel et simple chez moi : ma légèreté. Je suis quelqu’un de léger. Dans ma tête ça passe d’un sujet à l’autre à toute vitesse, tout ce que je vis ou apprend est classé et organisé dans une espèce d’immense toile d’araignée où tout est relié, mais personne ne peut la lire à part moi. En plus je suis drôle. Mais je continue à me juger pour tout ça. « Ce n’est pas comme ça que ça marche » « Les gens qui réussissent ne sont pas des ptits rigolos ».

 

Le combat perdu d’avance

Ce n’est pas parce que tu connais ton mode de fonctionnement que tu le reconnais. C’est un sport de haute compétition ici bas de se forcer à être les trucs qu’on n’est pas, et de valoriser ça. Je suis la première à dire que tu auras besoin de courage et de volonté pour créer ce que tu as envie de créer, mais la question c’est : au service de quoi tu vas mettre cette volonté ? A te forcer à fonctionner d’une façon qui ne te convient pas ? Ou à dépasser les obstacles en utilisant ce qui est naturellement une force chez toi ?

Quand tu ne reconnais pas ton mode de fonctionnement, voilà ce qui se passe : tu te juges pour des trucs qui sont ton élan naturel, et donc tu castres ce qu’il y a de puissant et de simple chez toi. Tu essaies de « compenser » ce que tu vois comme des défauts, en allant te jeter dans des extrêmes et des modes de pensée ou d’action qui sont à l’opposé de toi. Résultat : tu souffres, et en plus ça marche pas super bien.

 

Tu mets de la volonté là où c’est dur, au lieu de mettre de l’exigence là où c’est facile.

 

Un exemple concret : il y a trois ans, j’ai inventé le concept de Signature Émotionnelle. J’avais l’intuition que le marketing traditionnel, à la sauce « trouve ta niche, identifie leur souffrance principale et vends leur une solution », ça ne racontait qu’une microscopique partie de l’histoire et que ça envoyait plein de gens dans la mauvaise direction. Je sentais, sans savoir l’expliquer, que c’était trop mental. Moi, à chaque fois que j’avais une cliente, je voyais son univers, je captais des choses que personne d’autre ne pouvait faire comme elle, et c’est ça que j’avais envie de l’aider à développer.

Je voyais que quand les gens assument leur univers, ils ont une Signature Émotionnelle, c’est-à-dire que tu perçois au travers de leurs offres, de leur communication, de leur travail, un univers unique et c’est ça que tu achètes ou qui t’attire.

 

 

Comment niquer une bonne idée en 4 étapes infaillibles

J’ai su tout de suite que j’avais trouvé quelque chose de fort, puisqu’ensuite, plein de clientes sont venues me chercher pour travailler leur Signature Émotionnelle. Mais c’était trop « facile » pour moi de voir la Signature Émotionnelle des gens. Même si je n’arrivais pas à l’exprimer en mots, ce que je captais était hyper fort et puissant, et j’avais l’impression qu’une fois ce truc là livré, le job était fini.J’ai fait un processus, créé un PDF sur le sujet. Je le trouvais un peu faible en contenus mais je ne savais pas comment faire mieux. J’ai enchaîné les séances d’une heure trente, et puis j’ai arrêté parce que je m’ennuyais.

 

J’ai fait plusieurs erreurs à ce moment là :
1. J’ai cru que pour créer une méthode, il fallait que je fasse comme les gens « sérieux » (c’est-à-dire pas comme moi) et que je comprenne tout de A à Z, que j’ai un processus clair et bien fini. Or ce n’est pas comme ça que je fonctionne naturellement.

 

2. J’avais une image de la création qui est dans un bunker, seule avec mes pensées, à sortir 12 concepts brillants à la seconde. Alors qu’en fait, j’ai mes meilleures idées quand je suis en interaction avec les gens et leurs problèmes. Je suis meilleure pour aller chercher les ressources quand j’ai une situation concrète à résoudre ou un contenu à faire. Ensuite seulement, j’ai besoin de temps pour structurer ce que j’ai appris et en faire quelque chose d’utilisable. Mais l’ordre pour moi c’est interaction puis structuration. Pas l’inverse.

 

3. J’ai confondu légèreté et manque d’exigence. Je suis quelqu’un de léger, le mouvement nourrit mes idées et mes avancées. Mais la légèreté, ce n’est pas le manque d’exigence. A l’époque où j’ai créé la Signature Emotionnelle, je n’avais pas assez d’exigence dans mon travail : je n’étais pas formée ou supervisée, je ne bossais pas sur mon égo. Je ne comprenais même pas comment on fait pour progresser dans son domaine, je me gavais de lectures et de formations comme un poulet à qui on a coupé la tête.

 

4. J’ai mis de la volonté pour compenser mon manque d’écoute et je me suis épuisée. En me forçant à fonctionner de cette façon, à l’opposé de mon mode naturel, je me suis vidée d’énergie. J’en ai eu marre et j’ai jeté le bébé avec l’eau du bain. La Signature, qui était une inspiration géniale et très adapté à mon fonctionnement intuitif et à ce qui m’excite dans mon métier, a été remisée dans les cartons après avoir fait des dizaines d’heures de coaching où je me fatiguais. Comme j’étais lassée, j’en ai conclu : « Ah bah en fait j’aime pas coacher », sans aller voir ce qu’il y avait derrière, sans temps pour faire la part des choses et pour apprendre. Point final, bonsoir et merci.

Résultat : l’idée a été rejetée non pas parce qu’elle n’était pas bonne, mais parce que le système pour la développer ne me ressemblait pas. 

 

>Combien d’artistes se forcent à écrire d’une certaine façon, à une certaine régularité et pour un certain public parce que c’est ce qu’elles associent avec l’idée « être artiste », tout ça pour finir dégoûtée par ce qui les animait, et passer à autre chose.

>Combien de temps tu veux passer à justifier tes faiblesses plutôt que créer le système qui te va tellement bien qu’il te porte, et te soutient ? Reconnaître son fonctionnement, ce n’est pas une pilule magique, et ça demande de l’exploration, de l’écoute et de faire des choses contre-intuitives. Mais c’est un choix. Tu peux utiliser ton énergie pour forcer ce qui n’est pas naturel, ou pour créer en partant de ce qui est naturel. Le barrage ou le sens du courant.

>Et toi ? Est-ce que tu vois des endroits où tu ne te respectes pas ? Des projets qui ont été terminés parce que le système ne te ressemblait pas ?

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