Je viens de passer la première semaine de mes vacances entre solitude, amis et familles (adoptives on va dire, au sens où je les ai adoptés et maintenant ils ne savent plus se débarrasser de moi)

Dans une de mes familles d’adoption, une petite fille de 6 ans. Plusieurs fois à table on se moque de la coiffure hasardeuse de son père. A chaque fois elle répond « Moi, je t’aime ».

Et ok, bien sûr, il y a un enfant de 6 ans qui veut être la préférée de son papa. Mais il y a aussi une forme d’incompréhension pour elle : comment on peut s’arrêter à la coupe de cheveux, à la tête de l’emploi du temps ou à la blague douteuse de quelqu’un pour décider comment on les aime ou pas ? Ça n’a pas de sens pour elle.

 

Son amour n’a besoin d’aucune justification. Elle aime point final.

 

Ça me fait miroir sur un truc qui tourne en moi en ce moment : le fait d’attendre « quelque chose » pour me montrer, pour m’aimer. Un goût de « tu vas quand même pas te montrer comme t’es maintenant, attends un peu d’avoir réglé deux trois trucs, là ça craint ». Je vois des endroits où je bricole avec qui je suis parce que l’accepter en l’état ce serait trop… simple, et du coup pas assez extraordinaire.

 

Sur les 8 derniers mois, j’ai vécu trois fois une expérience très intense, on aurait dit de l’exorcisme : j’ai vécu le fait de laisser tomber une barrière de protection devant moi. Ça s’est manifesté par une crise de larmes incontrôlable, des spasmes dans tous le corps, et une nausée violente. Ça a duré plus de 30 minutes à chaque fois. Ce n’était ni agréable ni désagréable, je ne pensais à rien je laissais juste venir et sortir ce qui devait sortir. Ce que je ressentais très fortement, à chaque fois, c’était le fait de laisser partir une couche de muraille entre moi et le monde. Une couche de honte, de désamour de moi qui se désintégrait et s’expulsait de mon corps.

 

Le truc c’est que tant que tu décides de te protéger en priorité, tu n’as pas de relations vraies, et tu ne peux pas recevoir ce dont tu as le plus envie : être aimée comme tu es.

 

C’est le cercle vicieux : tu montres une version barricadée, tu reçois de l’amour barricadé. Même si les gens voient plus loin et t’aimes plus loin, les barricades ne laissent pas plus entrer que sortir.

 

– Tant que tu attends d’avoir raison pour parler, tu ne goûtes pas l’affirmation.
– Tant que tu attends d’être sûre pour y aller, tu ne goûtes pas la jouissance d’être toi.
– Tant que tu attends d’être aimée pour aimer, tu ne sais pas à quoi ressemble l’amour.

 

Du coup ouch. Et aussi youpi. Parce que quel pied c’est de voir que le courage, l’amour et l’incertitude bordélique et joyeuse (poke Flora Douville) sont les ingrédients pour kiffer et exprimer son individualité.

 

On peut aimer sans avoir peur de se perdre, parce qu’on sait que se perdre est possible à chaque instant. Et on peut choisir de s’aimer tout de suite, cheveux dégueus, humour nul et gros plantages inclus, parce que… bah rien du tout en fait. Depuis quand il faudrait une raison pour s’aimer ?

 

A notre été et à nos amours

Laure


Ps : un des gros obstacles à s’aimer soi même en l’état, c’est que ce n’est pas le jeu collectif de l’humanité. Tout le monde joue à se déguiser pour être accepté et à scruter tout ce qui déconne en lui/elle.
Si tu décides de t’aimer, de te lancer sur ce chemin, inévitablement ça va frotter pour plein de gens. Tu vas recevoir des retours négatifs parfois, ou des gens qui te diront (ou même dans ta tête ça dira) « bah du coup tu vas te contenter de ce que t’as, et pas chercher à t’améliorer ? ». C’est une vision erronée de l’amour.

 

L’amour c’est l’inverse du statique, c’est l’amour qui permet d’avancer et d’être exigeante avec ce que tu crées dans ta vie. L’ego veut la comparaison, les diplômes et les preuves parce que son rôle est de protéger, donc de figer comme c’est. Il va toujours préférer « rien ne bouge tant que j’ai pas…  » à « je m’aime trop pour rester dans cette situation »

 

Donc oui, aujourd’hui encore, s’aimer est un mode de vie qui n’est pas super emprunté, et qui est jonché de fausses pratiques de gratitude forcée et de méditations chiantes, des façons déguisées de dire « je m’aime mais je dois encore changer, être un peu plus calme, un peu plus reconnaissante, un peu plus parfaite » Fuck ça. S’aimer c’est une décision radicale, et ça va avec s’affirmer. Pas pour avoir raison ou pour gagner le trophée de la plus spirituelle, mais juste parce que tu veux faire cette expérience de ta vie.


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