A 13 ans, mes parents ont réalisé un de mes plus grands rêves. J’ai commencé à jouer du violon. Ce rêve datait – what else – de la lecture d’un magazine sur l’histoire du Stradivarius. Je devais avoir 8-9 ans, je me souviens encore précisément de lire, à plat ventre sur le tapis bleu de ma chambre. D’avoir un peu mal au ventre à force d’être dans cette position mais de ne pas pouvoir m’arrêter. Le Stradivarius a disparu, c’était le titre de l’histoire.
 

Depuis la lecture de ce livre, l’idée d’apprendre le violon s’est emparée de mon petit cerveau et pendant des années, j’ai du harceler mes parents pour leur prouver que ce n’était pas une lubie. Enfin, le jour de mes 13 ans, j’ai commencé les cours de violon. Oh la joie. J’avais l’impression de tenir dans mes mains l’objet le plus précieux du monde. Mon petit violon fabriqué en Chine par milliers était l’objet le plus révéré de toute ma maison. J’ouvrais la boîte pour le toucher, le regarder. Je passais des heures à terroriser tous les oiseaux du coin et à faire fuir ma famille de la maison en m’entraînant.
 

Ma prof de violon était aussi prof de maths au collège lycée du coin. Je ne comprenais pas. Le violon était sa passion, pourquoi est-ce qu’elle n’en faisait pas sa carrière ? Pourquoi ne pas chercher plus d’élèves, passer tout son temps sur sa musique qu’elle aimait tant ?
 

« Parce que je veux que ça reste mon plaisir. Sans arrière-pensée »
 

Bien sûr à 13 ans, je n’ai pas compris ce qu’elle voulait dire. Mes yeux n’étaient pas encore entraînés à voir toutes les nuances de la vie et de ses choix. J’étais toute entière acquise à l’idée mythique que chaque personne a une Voie à suivre. J’ai sans doute, dans mon arrogance d’enfant qui a tout compris, pensé que ma prof avait tort.
 
 

*Faire la différence*

Depuis 3 ans j’ai fait le choix de me créer un boulot sur mesure, et depuis je joue avec toutes les nuances émotionnelles de ce choix.
 
– Ce n’est pas pareil de jouer du violon parce que c’est génial, et de jouer du violon parce qu’il faut faire un cachet de plus ce mois-ci, ou parce qu’il faut se faire connaître pour avoir plus de client-es.

– Ce n’est pas pareil d’écrire des poèmes parce que ce qui est sur la page devait sortir, et d’écrire des poèmes pour vendre ses services.

– Ce n’est pas le même stress ni le même plaisir de monter sur scène pour réaliser son rêve de gosse, et de monter sur scène pour la 15ème date de sa tournée.

– Ce n’est pas la même chose d’aimer faire des gâteaux et de devenir pâtissier.

 

Ce n’est pas « mal » d’un côté et « vertueux » de l’autre. Ce n’est certainement pas « sale » de gagner de l’argent avec ce qu’on aime, ou de faire de ses rêves sa source de revenus.
 

C’est juste une autre couleur.

 

Et c’est important de te rappeler que tu as cette liberté.
 
J’écris pour vendre, j’écris pour vivre, j’écris des newsletters, des pages de vente mais aussi des nouvelles et des poèmes que pour le moment je ne partage pas. Une auteure, des écritures, plein de couleurs.
Laure

 


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