Mardi dernier, j’ai senti que j’avais besoin de temps off. Loin de mon quotidien, et dans la nature. J’ai regardé sur Airbnb et j’ai trouvé un gîte, à moins de deux heures de route de chez moi, et j’ai réservé direct pour deux nuits.

 

Je suis arrivée vendredi en début de soirée, et pour te donner une idée du genre d’endroit, c’était à 25 bornes du supermarché le plus proche, plus de 30 minutes pour l’essence, et peu importe où je suis allée à 30 km alentours, les gens disaient “ah, tu es chez Brigitte”, parce qu’apparemment, on tourne à une Brigitte tous les 50 km. C’était génial.

 

Pour la première fois de l’histoire de ma boîte (et de ma vie), j’ai déjà des retraites et des rendez-vous avec moi-même comme celui de ce week-end calés jusque fin 2020. Il y a des voyages-travail avec ma copine Flora, des moments que je veux passer en solo pour avancer sur des sujets de fond, des vacances « je coupe tout et je disparais ». Et cette semaine je vais caler les dates de tous les stages Signature Émotionnelle, les dates de supervision avec mon équipe et les offres que je sais déjà que je veux lancer. Tout ce que je sais déjà de mon année 2020 sera dans le calendrier.

 

C’est la première fois que j’organise à ce point en avance. Jusqu’à maintenant, j’étais dans un mélange de déni (mais si je cale des dates de stage et que personne vient comment je @faiiiiiiiiiiiis ?), et de fausse liberté (“je me sens oppressée si j’ai trop de choses en avance”).

 

Je n’avais pas vraiment besoin d’être plus organisée pour arriver là où j’en suis. Je voyais venir mois par mois, je gérais ce qui se présentait, et honnêtement, il y avait quelque chose de confortable à ne pas regarder plus loin que le bout de mon nez.

J’ai le choix : je veux continuer à regarder le sable, ou lever le nez vers ce que je veux vraiment ?

 

Mes plans pour 2020 et au-delà demandent que je plonge plus précisément dans la façon dont j’aime fonctionner, et que je crée cette organisation sur mesure. C’est pour ça que j’ai pas mal de temps de voyage à deux ou plus. Je sais que ma manière optimale pour avancer, c’est d’avoir des temps d’échange avec des gens qui m’inspirent, et puis des temps de production intenses juste derrière pour dérouler tout ce que je retire de nos discussions. Si je bloque trop de temps seule parce que « c’est bien d’avoir des temps solo », je suis juste en déni de ma façon de fonctionner. Je n’avance pas bien en autarcie. Mes idées se clarifient et débarquent dans la matière grâce à l’échange, puis à la formalisation.

 

Longtemps, je me suis planquée derrière des « ah mais moi je suis pas organisée, donc je peux pas m’organiser, laissez moi vivre dans mon bordel ». Sauf que c’est faux. Il y a plein de choses sur lesquelles je suis borderline psychopathe (j’ai un système pour me doucher, que j’ai créé quand j’étais enfant et affiné au fur et à mesure, pour laver tout mon corps le plus rapidement et efficacement possible). Me dire « je ne suis pas organisée », c’était une façon de ne pas aller creuser quel type d’organisation me plaît et me permet d’avancer. Rester la tête dans le sable en exagérant la situation.

 

Pour amener mes désirs dans ma réalité, il ne faut pas « juste » que je me challenge et que je me pousse, j’ai besoin d’augmenter mon niveau de finesse et d’honnêteté avec moi-même. Si je ne fais que bourriner pour avancer, je m’épuise. Si je ne remets pas en question mes fonctionnements, je fais du sur place.

 

Les challenges qui se présentent à moi sont nouveaux, les solutions que je vais mettre en face vont être nouvelles aussi, mais basées sur ce que je sais de moi. Notamment : le coaching me permet d’être confrontée et de me remettre en question tout en avançant. Je suis très forte et très motivée pour créer des offres et des contenus, moins pour la partie invisible du business (management, administratif). J’ai besoin de coacher pour progresser, mais si je passe toute une journée à coacher, je perds en focus et en efficacité. Tout ça, je le découvre en avançant et en étant radicalement honnête avec ce que je vis.

 

Ça me demande d’être très au clair sur mon intention, et puis de plonger dans la spirale de transformation : je me transforme pour atteindre mes objectifs et ils me transforment en chemin. Je deviens déloyale à la version précédente de moi-même, et oui, à certains endroits, ça va frotter.

 

Ce weekend sur la route, entre deux hurlements harmonieux sur du Ed Sheeran, j’ai écouté un podcast avec ce mec, Gay Hendricks, qui était en résonance parfaite avec ce que je vis pour passer de amateure/entrepreneure à artiste / dirigeante. Il raconte notamment qu’il a perdu plus de 50 kg en se posant une question avant de manger (je reformule à ma sauce parce que sa version me parle moins) :

“Est-ce que ce que je fais nourrit mon futur, ou est-ce que ça nourrit les histoires que je me raconte et le passé ?”

 

Ouch non ? Mais surtout merci.

 

Je suis curieuse : viens partager dans le groupe Facebook : à quoi tu dois être déloyale pour avancer vers ce que tu veux maintenant ?


Photo by Sharon McCutcheon on Unsplash

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