Il y a quelques jours, un pote m’appelle, furieux. A peine les « salut ça va » de politesse, il se lance dans une longue tirade sur ses beaux-parents, qui sont insupportables, parlent tout le temps à table, font du bruit, restent jusqu’à pas d’heure à la maison, et ont fini tous ses ferrero rochers alors qu’il se faisait une joie de les manger tout au long du mois de janvier (oui, on en est là…). Même sa femme est saoûlée, c’est vraiment inacceptable, etc.

Assez rapidement – mais pas assez rapidement pour m’épargner le coup des ferrero – je lui dis :

« Pourquoi est-ce que personne ne leur dit ? »

Il bugge :

« Leur dit quoi ?

– Leur dit que les ferrero sont à déguster et que tu as envie d’en garder, leur dit que tu as envie de profiter de la fin de soirée au calme et que tu veux tout le monde dehors à 22h, ou bien tout ce que tu as envie de dire pour que ça se passe bien pour toi ? »

Il re-bugge :

« On ne peut pas dire ça.

– Pourquoi ?

– C’est pas sympa. »

Ah. C’est sûr que c’est beaucoup plus sympa de ne rien dire et de passer des heures au téléphone à bitcher sur leur dos auprès de qui veut l’entendre. Non ?

Tiens j’en ai fait une image, de ce que je pense de cette sympathie :

Tu veux continuer à te faire chier ou tu veux que ça change ?

Ça me rappelle il y a quelques années, je trouvais ma relation avec mon père tendue. Pour être claire : j’étais hyper contente de le voir en théorie, mais à chaque fois qu’on se voyait, au bout de quelques heures, il me saoûlait (et comme il lit les Love Notes il va être ravi de l’apprendre ha!).
Pendant un temps, j’ai fait comme mon pote : subir puis me plaindre à des tierces personnes. Comme tu imagines, ça n’a pas changé grand chose.

Et puis un jour, on parlait, mon père me coupe la parole, il me semble pour me dire un truc positif et encourageant mais qui ne m’aidait pas (un truc du genre « bah non faut pas stresser, ça va bien se passer »). Au lieu de laisser passer, je me suis autorisée à être en colère et à lui dire. Je lui ai dit que ça ne m’aidait pas du tout, que ça m’ajoutait de la pression qu’il me dise ça, et que j’avais soit besoin qu’on parle d’autre chose, ou qu’il me donne un conseil s’il en avait un, basé sur son expérience.

Il y a eu un petit « gloups », un petit silence de surprise. Et puis il a dit « je comprends, je vais y réfléchir ». On est sortis du mode automatique de la conversation et on a eu un vrai échange pour la première fois depuis des années.

Depuis, j’ai continué sur cette voie. On a eu de grandes discussions sur des moments de ma vie où je me suis sentie lâchée par lui. Pas des reproches, juste un partage de ce qui se passait pour moi à ce moment là. Et j’ai écouté ce qui se passait pour lui à ce moment. On a eu des discussions sur des moments de sa vie où il s’est senti paumé et tout seul. De plus en plus facilement, j’ai vu que je pouvais lui dire avec quoi j’étais, ce dont j’avais envie dans notre relation, et laisser ça évoluer.

Résultat : j’ai repris beaucoup de plaisir à voir mon père et à discuter avec lui. Nos conversations sont plus chouettes, on a enlevé du poids inutile et on ne perd pas 100 plombes à danser avec les règles de politesse de « ce qui se fait ». J’essaie pas d’être sympa avec lui, j’essaie d’être moi.

Ce n’est pas en étant sympa qu’on crée de bonnes relations

Ça marche avec les parents, mais ça marche aussi avec les clients, les clients potentiels, les partenaires, les membres d’une équipe.

Sympa, c’est quasiment toujours :

= j’ai peur de dire ce que je pense
= je me mets à ta place et je décide pour toi ce que tu es capable d’entendre
= je te cajole pour que tu achètes (yeuk)
= je te laisse dans ta merde parce que j’ai pas envie de gérer ta réaction
= je sais pas mieux faire alors je me contente de cette relation merdique

Sympa, c’est la promesse de relations fausses, qui restent en surface et où personne ne prend sa responsabilité. C’est la majorité des relations et c’est navrant.

Regarde de près comment ça se passe, notamment avec tes clients ou ton équipe. Est-ce que tu assumes ta vision quand tu parles à tes clients ? Ou tu es prêt.e à tout pour leur vendre un truc ? Est-ce que tu es clair.e sur ce qui est non négociable pour toi ? Ou est-ce que tu bricoles parce que tu as trop peur de te planter ou d’avoir tort ?

Chez les Aventurières, par exemple, on prend un temps qui peut paraître démesuré avant de travailler avec quelqu’un : il y a un entretien avec Rozina, qui prend le temps de questionner la personne, voir si on est vraiment la bonne équipe de coach pour elle, puis de lui proposer l’offre qui va être la plus adaptée à son besoin.
Ensuite Rozina débriefe avec moi (Laure), on regarde ce qui s’est passé dans l’entretien, est-ce qu’il y a des enjeux qui n’ont pas été vus ? Est-ce que la cliente a bien eu le niveau de qualité d’entretien que l’on souhaite offrir ? Est-ce qu’elle repart avec de la clarté sur ce qu’elle veut et sur ce qui est possible avec nous ou ailleurs ?
Et puis si c’est une cliente pour un coaching illimité, elle a le choix entre deux coaches, et elle va faire un entretien avec chaque coach pour choisir la personne qui va être la plus adaptée pour elle.

Nos coachings illimités avec les coaches sont à 2000 et 3000 euros pour 3 mois (pour le moment). Et il y a déjà 2 heures de travail de l’équipe avant qu’un coaching soit signé, et même si un client décide de ne pas bosser avec nous.

Est-ce que c’est démesuré ? Probablement. Mais je sais qu’on est au début de notre aventure et c’est plus important pour moi que l’équipe ait un haut niveau d’exigence et pose un cadre en béton dès les entretiens de vente, plutôt que me retrouver avec des client.es mécontent.es et des coachings qui foirent, et qui sont durs à gérer pour la coach comme pour le client.

Ce n’est pas dans les valeurs de notre entreprise d’être « sympas ».

Je m’en fous que les coaches soient sympas avec leurs client.es. Je veux qu’elles soient exigeantes et affirmées. Je veux qu’elles kiffent ce qu’elles font et que les client.es aient des résultats au delà de toutes leurs attentes. Et ça ne va pas arriver en étant sympa.

Sympa, c’est la médiocrité affichée en porte drapeau. C’est ce gif :

 

Les relations « sympas » en fait, c’est comme les ferrero rocher : c’est bon si tu fais pas trop attention à la qualité et que t’as jamais goûté autre chose. Mais franchement quand tu prends deux minutes pour vraiment faire l’expérience : ça mérite pas d’être savouré.

A toi : tu te souviens d’une fois où tu as voulu être sympa en tant que dirigeant.e ? A quoi ça ressemblerait d’être toi dans cette situation ?

Et si tu veux être coachée par nous, remplis le questionnaire : https://forms.gle/tVTb98sG7LkjyrxW7 et on te contacte rapidement pour voir si on est la bonne équipe (pas sympa) pour t’aider à atteindre voire dépasser tes objectifs.

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