Si je devais donner un conseil à quelqu’un qui se lance dans l’entrepreneuriat, ce serait ça : fais du bon art.

Que tu aies envie de faire une boîte où c’est toi qui produis, en freelance par exemple, ou que tu crées un concept dans lequel ce n’est pas toi qui produis, fais du bon art.

Ne monte pas une entreprise pour être aimée. J’ai vu de près de nombreuses boîtes montées par des gens qui auraient mieux fait de faire une thérapie qu’une startup. Le résultat est invariable : ça coule en quelques années, et tous les gens qui sont restés trop longtemps dedans ressortent avec des cicatrices de cette expérience.

Ta boîte ne va pas te sauver, tes clients non plus. D’ailleurs ça va plutôt servir de miroir grossissant pour ce que tu as voulu mettre sous le tapis. C’est cool. Prends le miroir. Ou brise le. Dans tous les cas, apprends à reconnaître quand tu as besoin d’amour, et trouve une façon de te le donner. Et fais la différence entre ça et ce que tu crées.

Tu n’es pas ton art, tu n’es pas ta boîte. Ce qui sort de toi n’est pas toi.

D’ailleurs ce conseil, je le pique à Neil Gaiman, qui s’adressait en 2012 à des étudiants fraîchement diplomés de fac d’art. Le titre et le coeur de son discours : Fais du bon art.

« Je suis sérieux. Mari qui se barre avec une politicienne ? Fais du bon art. Jambe écrasée puis mangée par un boa constrictor ? Fais du bon art. Les impôts sur tes traces ? Fais du bon art. Chat qui explose ? Fais du bon art. Quelqu’un sur internet pense que ce que tu fais est stupide ou méchant ou que ça a déjà été fait avant ? Fais du bon art. Probablement, les choses vont se régler d’elles-mêmes, et à la fin le temps enlèvera la brûlure, mais ça n’a pas d’importance. Fais ce que toi seule fait de mieux. Fais du bon art.

Et fais le les bons jours aussi. »

C’est tellement facile de se noyer dans les tâches et les mauvais indicateurs, et de confondre ce que tu veux prouver avec ce que tu veux vivre.

En tant qu’artiste, par exemple, j’ai envie d’écrire de bonnes histoires. Un one woman show, des poèmes, des podcasts, un roman d’amour, un livre sur l’entrepreneuriat, une série télé, etc.

En tant qu’entrepreneure, j’ai envie d’accompagner et d’inspirer les entrepreneur.es à créer en partant de ce qu’il y a de plus intime et de plus unique chez eux. Qu’ils vendent des chaussures, des dessins techniques, des évènements ou des sex toys, je m’en fous. Je suis obsédée par les humains derrière les créations. Et par la façon dont ces créations deviennent une réalité que d’autres humains peuvent consommer.

Ce n’est pas auto-centré ou égoïste, de vouloir faire du bon boulot.

Ça n’empêche pas de regarder la réalité : peut être que personne ne voudra lire mes histoires. Peut être que sur ma route d’entrepreneure, je vais me prendre des murs dans la tronche avant de comprendre comment mon art peut rencontrer un marché et m’assurer que financièrement, je peux vivre de ce que je crée.

Je crois profondément que si tu veux quelque chose et que tu t’y appliques régulièrement, avec en ligne de mire de faire du bon art, tu vas attirer à toi les gens qui résonnent avec ce que tu crées, et ça fonctionnera. Je crois que l’art et le business sont des disciplines beaucoup plus proches qu’on ne pense, et qu’on se prive de la créativité et de l’art des entrepreneurs quand ils deviennent obsédés par la « bonne façon de faire », tandis que les artistes sont présentés à tort comme des bisounours idéalistes et torturés qui ont autant de chance de vivre de leurs créations que de se faire foudroyer par une licorne.

C’est marrant comme vision, parce que le marché du divertissement et des médias, c’est 703 milliards de dollars juste aux US (chiffres de 2017, source : Deloitte). Pour te faire un point de comparaison, le marché du coaching dans le monde entier est estimé à 1 milliard de dollars (chiffre de 2016, source : Forbes). Déjà dans les chiffres, ça ne tient pas la route : l’art et le divertissement rapportent énormément de sous.

Ça nous ramène à cette question : est-ce que tu fais du bon art ? En tant que coach, je n’ai aucun intérêt pour accompagner des gens qui se font croire que le succès est une suite de recettes toutes prêtes, saupoudrées de chance et de « bonnes » solutions. Le succès pour moi, c’est de créer ce que seul toi pouvait créer. D’aller chercher tellement loin dans qui tu es qu’en bout de chaîne, les clients / fans te veulent toi, et personne d’autre.

Parce que personne d’autre que toi ne pouvait créer ça.

Discours de Neil Gaiman : https://www.youtube.com/watch?v=plWexCID-kA
Et la transcription sur le délicieux site de James Clear : https://jamesclear.com/great-speeches/make-good-art-by-neil-gaiman

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