3 décisions à prendre

Jusqu’à vendredi soir, je vivais ma meilleure vie, comme disent les jeunes. J’étais confinée, certes, mais avec un de mes amis les plus proches, Baptiste, au bord de la mer, dans une maison beaucoup trop grande pour deux. 

La première semaine de confinement on a mis en place un rythme très agréable, avec une routine du matin, plein de boulot et de créativité dans la journée, et des soirées tranquilles à discuter, s’inspirer, faire de la musique… 

C’était le pied. Ma vie de d’habitude, mais avec une couleur différente et chouette. 

Et puis vendredi, on a récupéré les 3 enfants de Baptiste. Depuis… c’est plus vraiment la même ambiance. 

Honnêtement, c’est pas pour rien que j’ai décidé de pas avoir d’enfants. J’adore ma vie comme elle est, et j’aime disposer de mon temps, de mon ambition, de mes rêves. Je n’ai pas envie d’avoir des enfants. 

En coaching, je me suis rendue compte que ce que je crée dans le professionnel, c’est ce qu’il y a de plus excitant pour moi dans toute ma vie. 

C’était pas gagné, puisque quand j’avais 20 ans, après avoir quitté mon premier mec, j’ai eu droit à un “Si tu mets pas d’eau dans ton vin, tu vas finir seule, comme ta cousine”. Pour ma famille, c’était acquis que tu dois avoir envie de faire des enfants. Ton aspiration la plus haute ne sera jamais aussi haute que celle d’être une bonne épouse et mère de famille. 

Merci mais non merci. 

Avance rapide jusqu’à hier matin et me voilà, sur un bureau qui n’est pas le mien, dans une maison qui n’est pas la mienne, à écrire cette Love Note pendant qu’une paire de petits yeux endormis me scrutent du canapé :

“C’est quoi ce que tu manges ?”

“Quand est-ce qu’on va courir ?”

Coronabitch a fait de moi une mère d’une famille nombreuse par intérim. 

Beaucoup d’Aventurières m’en avaient parlé, mais tant qu’on ne l’a pas vécu de l’intérieur, on ne sait pas. Les enfants, c’est un challenge de luxe. Confinement + enfants, c’est l’endroit rêver pour entraîner ma radicalité et ma capacité à apprendre de l’environnement. 

Dimanche soir, après seulement deux jours de ce nouveau contexte, j’étais cuite. 

Il y a quelques années, je serais restée avec ça, à subir la situation. Mais là hier soir en voyant mon niveau d’énergie je me suis dit : Ok, où est-ce que je n’ai pas pris de décision pour le vivre comme je veux ? Où est-ce que j’investis de l’énergie alors que je n’ai pas de contrôle ? 

Je n’ai aucun pouvoir sur le fait que les enfants soient là, ni sur le fait d’être confinée, par contre j’ai 100% de pouvoir sur ce que j’en fais et comment je perçois la situation. 

On a fait un point avec Baptiste, et j’ai regardé et posé ce dont j’avais envie. 

Voici en 3 points clés les endroits où tu as 100% de contrôle et où tu peux récupérer de l’énergie quand tu es challengée : 

 

Opportunité #1 : Gérer le temps 

Première chose sur laquelle j’ai du contrôle : délimiter les espaces et nommer clairement les moments où je bosse et ceux où je suis disponible. 

Vu que la meilleure version de moi même est ma priorité, ça commence par des routines pour avoir une énergie de ouf à disposition dès le matin. Tous les matins on se retrouve à 8h pour aller courir, ou marcher selon l’énergie, puis petit déjeuner et regarder ce que je veux pour ma journée. 

Les questions pour toi : 

  • Où est-ce que j’en suis de mes routines ? 
  • A quel moment de la journée je suis la plus efficace ? 
  • Qu’est-ce qui est le plus efficace pour moi : de gros blocs des temps délimités à l’avance, des demies-journées, des journées complètes par sujet, ou des petits moments très concentrés, type Pomodoro ?
  • Quel est mon niveau de clarté sur ma vision ? Entre 0 et 15 à quel point ma vision est excitante pour moi ? (c’est un sujet sur lequel tu peux revenir régulièrement, en mode entraînement. Dans mon cas, après 8 mois à m’entraîner à définir et bosser la meilleure version de moi même, je suis à 20/15. Tout ce qu’il y a sur le papier est extrêmement kiffant et me donne du focus et de l’énergie) 
  • Où est-ce que j’en suis de mon système de priorisation ? Dans mon cas, comme je ne suis pas assez laser sur mes priorités, j’utilise en alternance mon coach business, Alex, une membre de mon équipe, Rozina, qui a l’expérience d’avoir géré une équipe de plus de 15 personnes, et mon propre système de priorisation en lien avec ma vision long terme. J’ai créé mon propre système pour devenir meilleure à prioriser les actions et à ne pas gaspiller mon énergie en n’étant pas sur les bons sujets. 

 

Décision #2 : Choisir ce que tu veux vivre dans la relation 

Au bout d’une journée, j’avais compris mon erreur : les enfants, c’est comme les harceleurs dans la rue : si tu croises leur regard, t’es foutue. 

Dès que tu lèves le nez ou que t’as le malheur de croiser leur petite truffe humide, ils veulent faire des jeux, te montrer des trucs trop bien sur leur téléphone ou te faire des coiffures. Choupi, mais très chiant quand tu essaies de te concentrer. 

Tu n’as aucun contrôle sur l’autre et ses envies. C’est à côté de la plaque et épuisant de vouloir contrôler les autres. Par contre, tu as tout pouvoir sur ce que tu veux vivre dans la relation. 

Cette semaine, je me concentre sur : comment j’ai envie de vivre cette colocation familiale et où je mets mon attention. A partir de quoi chez moi je vais entrer en relation avec eux. 

J’ai décidé d’entrer en relation avec eux à partir de ma curiosité et de mon enthousiasme pour les choses nouvelles. Je discute avec eux de leurs passions pour la danse, les personnes qu’ils suivent sur les réseaux sociaux, le skate, et la cuisine ensemble. 

 

Les questions à te poser : 

  • Qu’est-ce que je veux vivre dans cette relation ? 
  • Est-ce que j’ai dit ce que je veux à la personne concernée ? 
  • Où est-ce que j’ai du contrôle ? Où est-ce que je n’en ai pas ? 
  • A partir de quelle partie de moi je veux être en relation avec l’autre ? 
  • Quelles sont mes valeurs les plus importantes et comment je les honore dans cette relation ?

 

Décision #3 : Prendre soin de ton espace 

Comme on est plus nombreux, je dors dans le salon, dans un espace commun, et je travaille dans une chambre. Ça n’est pas l’idéal, mais c’est moi qui ait choisi de venir ici pour être confinée dans une maison et près de la mer plutôt que dans mon appart en pleine ville. J’ai choisi cet espace, avec les contraintes et les avantages. 

Je kiffe mon choix. Et je peux prendre soin de mon espace en toutes circonstances : faire mon lit le matin, dès que je me lève, comme chez moi. Ranger mes papiers et avoir un coin bureau avec mes inspirations (j’ai accroché devant moi un tableau avec la meilleure version de moi-même). 

Ce ne sont pas les circonstances extérieures qui décident du niveau de soin que j’apporte à mon espace

L’invitation pour toi c’est d’observer : de quoi tu as besoin pour être au meilleur de toi en terme d’espace ? 

  • Est-ce que tu aimes travailler dans un petit endroit ou un grand espace ? 
  • Est-ce que tu préfères être en ville, près d’une forêt ? De la mer ? 
  • A quoi veux-tu que ton bureau ressemble ? Est-ce que ton espace de travail t’inspire ? 
  • Où est-ce que tu es quand tu fais ton meilleur travail ? 
  • A quoi ressemble l’espace de travail de la meilleure version de toi ? 

 

Résultat : je vois une différence énorme entre mon énergie de vendredi “oh purée, pourvu que l’arrivée des enfants ne chamboule pas mon petit rythme et mes habitudes”, qui m’a mise dans le mur direct, et mon énergie ce matin : focus, déterminée et heureuse d’avoir l’occasion de passer une semaine différente. 

C’est toi qui choisis comment tu utilises ta puissance d’humain : soit tu te frappes la tête très fort contre le même mur – et ensuite tu te plains d’avoir mal -, soit tu t’entraînes à regarder ce sur quoi tu as du pouvoir et tu crées la vie que tu veux. Les deux sont possibles, et il suffit de prendre la décision pour passer de l’un à l’autre. 

Par exemple, si tu lis des tonnes d’articles sans passer à l’action et mettre en place pour toi, tu tombes dans le piège de la surinformation, qui te rassure tout en te garantissant de faire du surplace : tu te tapes la tête contre le mur. Tu as le choix d’inverser ça tout de suite en prenant un élément de cette Love Note et en l’appliquant à ton quotidien.

Si tu veux, tu peux même officialiser la chose dans les commentaires en partageant : qu’est-ce que tu choisis de mettre en place dès maintenant ?

Bonne semaine #coronabitch, 

Laure

 

ÉVÈNEMENT : Lundi soir prochain le 30 mars je serai en live avec Flora Douville, pour vous raconter concrètement ce qu’on fait et comment on s’organise pour passer la crise avec nos entreprises et nos équipes respectives. On a décidé de l’appeler : 2 entrepreneures folles et inconscientes dans la crise

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