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3 trucs dont tu n’as PAS besoin pour lancer une offre en ligne

par | Août 18, 2020 | Créer une offre et la vendre | 2 commentaires

Je me souviens encore avec émotion de ma 1ère offre… C’était un ebook, j’ai pris un temps fou à le créer et je me suis fait des noeuds au cerveau de dingue avant de le lancer (genre : avançons de 3 pas, reculons de 2,5… j’étais carrément passé en mode politicien !). Bref, c’était pas génial mais j’étais contente que ce soit fait (une première fois quoi).

L’avantage c’est que ça m’a vachement aidée pour éviter les mêmes erreurs et tergiversations lors du lancement de ma 1ère formation. Une expérience bien plus réussie à tous points de vue.

Aujourd’hui, j’ai crée environ un paquet de formations (une petite trentaine), un peu moins de pdf, quelques accompagnements individuels ou en groupe et, comme j’ai bossé en freelance pendant un temps, je peux dire que j’ai testé à peu près toutes les sortes d’offres en ligne possible à part le e-commerce. (En vrai, en freelance je n’avais pas vraiment d’offres, j’étais en mode tout sur mesure « j’te fais un devis personnalisé », je perdais un temps fou, de l’argent et des client.e.s potentiel.le.s… Bref, si tu es freelance : fais des offres !).

J’ai donc eu envie de chausser mes lunettes de vieille sage (faute de barbe blanche à la Dumbledore et cie) et te parler de 3 choses dont on pense qu’elles sont indispensables avant de lancer une offre en ligne, alors qu’en fait non pas du tout on peut aller bien plus vite que ça (avec un portauloin)… Et promis je vais le faire de manière bien plus claire et directe que si j’étais un vieux sage à barbe (et une autre fois on débattra du patriarcat dans les histoires avec des vieux sages qui sont tous barbus).

Petit préambule : C’est quoi une « offre en ligne »

(Au passage, j’ai réussi à caser le poétique « pré-en-bulle » dans un sous-titre. #level1. La prochaine fois je tente « épiphore » ou « congruent »).

Avant d’aller débugguer quelques mythes (ceci n’est pas une contrepétrie), soyons au clair sur ce que j’appelle une offre en ligne. Pour moi, une offre peut être un produit physique ou numérique, un service, un accompagnement… Bref tant que tu vends quelque chose de précis (avec un certain format mais aussi une belle proposition de valeur) à quelqu’un de précis (point important, note-le) pour un prix donné… Tu as une offre.

Et si tu fais ça en ligne et bien tu as une offre en ligne :D.

bureau et carnet

Que ce soit des sacs à mains artisanaux, des logos pour les infopreneurs, une formation en ligne pour savoir utiliser les huiles essentielles, une séance de shooting photo pour les entrepreneures, 3 mois de coaching pour couple au bord de la rupture, 2 mois d’accompagnement pour maman fraîchement divorcée (ça c’est un upsell du coaching précédent…), un ebook sur le maquillage fait maison ou des bracelets pour nageoires de dauphin… Tu as une offre.

Ce que tu ne dois PAS attendre pour créer ta 1ère offre en ligne

Ceci étant dit, voici maintenant, 3 choses dont tu n’as pas besoin pour lancer une offre en ligne.

1- Pas besoin d’une idée originale.

C’est une question qu’on se pose souvent quand on débute (et qu’on rêve de développer une activité en ligne qui soit rentable). Une question avec laquelle j’ai tourné un bon moment moi-même quand j’ai ouvert mon entreprise et mon (mes) blogs.

On se dit que si une idée existe déjà et bien le monde n’a plus besoin de nous pour la lui vendre, il peut l’acheter ailleurs… Sauf que

  • Pour vendre tu dois répondre à un besoin : pas de besoin = pas de « marché ». Donc chercher l’originalité à tout prix c’est prendre le risque de créer un truc tellement nouveau et jamais vu que personne n’en a besoin (genre des bracelets pour nageoires de dauphins). Et, nous petits êtres humains, n’avons pas non plus des milliers de besoins hein… Donc il est fort probable que ce à quoi tu penses aies déjà été inventé d’une manière ou d’une autre. Et être le 1er sur un marché n’est pas gage de réussite de toute façon.
  • A l’inverse, s’il y a déjà quelqu’un qui a développé une idée à laquelle tu penses, et que ça marche pour lui/elle : c’est plutôt bon signe. C’est qu’il y a un marché !
  • De toute manière, c’est ton Maurice intérieur (syndrome de l’imposteur) qui veut te faire croire que les gens n’achèteront pas ce que tu vas faire puisque ça existe ailleurs... En réalité, certaines personnes auront envie de te l’acheter à TOI et pas à d’autres. A condition que tu y mettes de toi.

carnets

Et oui : même si ton offre n’est pas originale, elle peut être unique.

Comment ?

En y mettant de toi tiens ! En faisant une offre à ta sauce, avec qui tu es… C’est sûr que si tu fais une copie d’une offre existante, genre la même en moins cher… Euh bon courage, tu vas en avoir besoin.

Mais si tu fais une offre avec ta façon de voir les choses, d’interagir avec les gens, de résoudre les problèmes… ça va être bien plus sympa pour toi et tes client.e.s. Et ce sera complètement unique, parce que tu l’es.

2- Pas besoin d’être une boss de la technique

Bon alors sur ce point je ne vais pas y passer 3 ans : la technique est une excuse

Bien entendu, tu as (ou auras) des questions techniques : les outils, les systèmes de paiements, les règles légales… Ce sont des questions (relous) à se poser à un moment donné.

MAIS pas les premières. Et on ne devrait pas rester bloquée plus d’une journée là-dessus !

Tu veux être entrepreneur•e ? Mets ton énergie et ton attention sur les choses utiles à ta réussite. A savoir : la connaissance fine de ton client et de ses besoins, et comment, toi tu peux l’aider au mieux.

Pour le reste : délègue ou mets un chouilla plus cher pour avoir un outil pas trop chiant techniquement si tu n’es pas à l’aise avec la technique (exemple : je sais coder un minimum, mais j’ai choisi de mettre mes formations en ligne sur une plateforme extérieure pour ne pas avoir à gérer la maintenance technique de mon site en urgence en cas de pépins.)

bureau et café

Les questions d’ordre technique sont une bonne excuse pour éviter d’aller voir le vrai problème : pour créer une offre rentable (et la vendre donc) il va falloir connaître super bien de vraies personnes qui auraient besoin de cette offre. Donc il va falloir échanger avec des gens, te mettre « en avant », te rendre visible, vendre tes compétences… (« te vendre » comme disent certaines personnes… tu m’étonnes que ça foute la trouille).

On est plus dans une sortie de zone de confort que face à un souci technique.

Si tu n’as jamais rien vendu, ne te prend pas la tête : vends une 1ère offre en mode « freestyle » et voit comment ça se passe en vrai avec ton/ta client.e de rêve. Comment tu peux aider au mieux cette personne qui t’a fait confiance à résoudre son problème. Quel est spécifiquement ce problème, ce besoin…

Si tu as besoin d’infos techniques, voici les outils pour créer et vendre tes produits en ligne !

3- Pas besoin d’une visibilité de ouf et/ou 1000 abonnés

Voilà une idée très répandue (par des personnes dont c’est généralement la technique ultime… et qui ont donc voulu la faire passer pour incontournable et efficace-à-tous-les-coups, très facilement s’il-vous-plaît. Parce que c’est bien connu gagner sa vie en ligne c’est easy).

Pour lancer une offre et la vendre, tu n’as pas besoin d’avoir 1000 inscrits ou je ne sais combien de followers.

Pas besoin d’attendre des mois à créer de la visibilité et une communauté.

bureau et montre

Alors, attention, je ne dis pas que c’est inutile d’avoir de la visibilité (ça devient vite utile) et une communauté (c’est un vrai avantage et surtout c’est génial).

Je dis simplement que le modèle « blogueuse professionnelle / infopreneure » qui consiste à :

  1. Choisir une thématique
  2. Créer des contenus de valeurs / utiles et un système de visibilité autour pour faire venir des gens (là où pas mal bloquent déjà)
  3. Faire un questionnaire (ou autre moyen de connaître les besoins des futur•e•s client•e•s)
  4. Créer une offre pour répondre aux besoins identifiés à l’étape précédente

N’est pas obligatoire et ne fonctionne pas pour tout le monde, ni à tous les coups (il y a environ 17,5 façons de foirer chacune des 4 étapes déjà…).

Il peut marcher, mais on peut faire sans. 

Ce qui est vraiment indispensable dans cette histoire, encore une fois, c’est l’étape 3 (pas le questionnaire mais la connaissance des besoins, le questionnaire est un moyen de le faire… pas le plus efficace, surtout que là encore il y a 23,8 façons de louper son questionnaire).

Alors comment fait-on pour faire cette étape 3 ?

On va sonder des gens pour savoir de quoi ils auraient besoin !

Qui ?

Des personnes qui pourraient avoir besoin d’un truc que tu pourrais leur apporter (faut quand même savoir un peu de quoi toi tu veux parler hein) et qui pourraient/voudraient payer pour ça (Il y a une marge entre « oui ça serait une chouette idée » et sortir sa CB).

bureau et mains

Donc des futur•e•s client•e•s potentiel•le•s ou des gens qui leur ressemblent fortement. Et si tu ne sais pas encore à quoi ressemblent tes client•e•s potentiel•le•s et bien c’est l’occasion de le découvrir. Tu dois bien connaître au moins UN truc sur les gens avec qui tu aimerais bosser non ? Commence par là.

Comment ?

De plein de manières différentes : faire ton enquête un peu passivement en observant autour de toi, balancer un questionnaire, parler aux gens (« OMG en vrai tu veux dire !? » s’exclame l’introvertie en toi…. non ? Parce que la mienne ça lui a fait cet effet direct).

Bien entendu c’est plus simple quand on a déjà une communauté avec qui échanger. Mais à moins de vivre en ermite sans connexion internet, tu as forcément la possibilité de discuter avec des gens non ?

De quoi ?

De tout ce qui va te permettre de mieux connaître leur problème et leurs besoins. Où ils/elles en sont sur la thématique qui t’intéressent et où ils/elles voudraient en être.

Les avantages de faire ça sans attendre des plombes

Bref, tu as tout intérêt à échanger avec tes client.e.s de rêve le plus rapidement possible dans l’histoire de ton entreprise.

Si tu n’es pas convaincue, c’est probablement parce que Maurice aimerait bien que tu n’ailles pas trop vite.

Alors, voici quelques arguments pour qu’il retourne jouer dans sa cour.

1- Tu vas gagner du temps et de l’énergie (et laisser moins de place aux autosabotages)

Connaître (vraiment) tes futur.e.s client.e.s va te permettre de ne pas perdre du temps, de l’énergie et/ou de l’argent à développer un concept, une offre qui n’a pas de public.

Tu imagines passer 6 mois / 1 an à créer des contenus, essayer de gagner en visibilité, développer une communauté… pour lancer un produit qui fait flop.

Tout ce temps et cette énergie gâchés !

livre et montre

Et surtout tu vis de quoi pendant ce temps-là ?

Tu fais fondre tes économies (bye bye sérénité) ou tu bosses dans un job alimentaire (bye bye temps dispo)… Dans les deux cas ça veut dire encore moins d’énergie pour ton projet.

Pis la pression sur cette 1ère offre tant attendue… il va falloir qu’elle soit parfaite pour compenser 1 an de « sacrifices » et d’espoirs. Et pendant ce temps-là Maurice aura bien grandi (si si je t’assure, il va se trouver de charmantes excuses comme « Mais ma communauté est habitué au gratuit, ils vont pas comprendre… » « Mais machine que je connaissais pas y a un an fait déjà ça » « Mais quelqu’un a pris mon idée depuis, c’est même plus la peine« ).

2- Tu vas tester en réel la viabilité de ton idée (et l’ajuster si nécessaire)

En allant vite échanger avec des 1er.e.s client.e.s, tu vas en plus t’assurer de l’intérêt du « marché » et de la viabilité de ton projet.

Imagine si tu lances un questionnaire auprès de 200 personnes que tu penses intéressées par ton sujet et tu n’as que 5 réponses… C’est peut-être signe que ton sujet n’intéresse pas grand monde, ou que tu dois revoir ta façon de présenter les choses. Bah mieux vaut le savoir vite.

ordinateur et main

Ou tu prévoyais de faire des bijoux pour dauphins et tu te rends compte qu’en fait les gens n’ont pas compris à quel point ce serait génial (ça ne l’est pas) ou qu’ils n’ont pas de dauphins (et c’est tant mieux pour ces pauvres bêtes). Mieux vaut maintenant que dans 6 mois quand tu auras déjà des prototypes non ?

Peut-être que tu verras aussi que ton idée cartonne (ce qui est hyper rassurant) mais que le format auquel tu pensais n’était pas le bon.

Etc.

3- Tu vas créer une offre aux petits oignons

En échangeant avec les humains qui composent ton marché, tu vas pouvoir prendre conscience de ce dont ils ont vraiment besoin, avoir plus d’idées, virer l’inutile, choisir le format le plus adapté etc.

Bref, ton offre va correspondre exactement aux attentes des gens. Elle sera tout bonnement génial (encore plus que si tu l’avais créée seule dans ton coin).

4- Ton marketing et tes ventes ce sera finger in ze nose

Entre les témoignages de tes 1er.e.s client.e.s ravi.e.s et ta connaissance affinée des besoins de ton marché, de comment lui parler, où le trouver… ta communication et tes ventes seront bien plus efficaces.

mains sur clavier

T’imagine comme un discours ajusté, donné au bon moment, au bon endroit et appuyé de vraies personnes qui peuvent dire à quel point tu les as aidées est efficace pour toucher les gens qui ont besoin de toi ?

5- Tu diras au revoir au sentiment d’illégitimité, à la vente du bout des lèvres et aux prix scandaleusement trop bas

Enfin, tu sauras que tu peux aider vraiment des gens. Tu l’auras vu et mesuré en vrai !

Fini le sentiment d’illégitimité et la boule au ventre quand il s’agit d’annoncer le prix (prix qui pourra être plus élevé car tu auras vu la véritable valeur de ton travail).

Alors, convaincue par ces 5 avantages ?

Qu’est-ce que tu pourrais faire pour mieux connaître tes client•e•s de rêve et affiner une 1ère offre ?

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2 Commentaires

  1. Bonjour Cécile, merci pour cet article. Il est vraiment inspirant et motivant. C’est vrai qu’il est toujours compliqué de se définir exactement qui est notre cliente idéale, ses besoins, sa façon de vivre, etc. Personnellement, je recommence à zéro avec un nouveau projet et j’avoue que je l’ai en tête mais ne réussit pas à la définir vraiment précisement… J’ai envie d’aider les femmes à se reconvertir dans l’entrepreunariat. Est-ce trop vague? Dois-je définir mon persona de façon encore plus précise? En tout cas, je suis lancée pour faire taire Maurice une bonne fois pour toute! Merci :-). Marie

    Réponse
  2. Merci beaucoup Cécile pour cet article ultra complet :). Il va m’être très utile lors du prochain produit que je sortirai !

    Réponse

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