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La confiance en soi, ça ne sert à rien

par | Avr 22, 2016 | Avancer malgré les obstacles, Être Heureux•se | 41 commentaires

Cet article est issu d’un discours que j’ai donné pour Mix-IT, une conférence de geeks trop chouettes où on parlait Java (c’est un langage informatique), méthode agile, et plumes de manchots. Merci à toute l’organisation de m’avoir proposé d’y participer, en particulier à Séb pour sa confiance et Agnès pour son énergie inspirante. Et Cyril pour son art du powerpoint sobre. 

 

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Je travaille avec des gens qui se reconvertissent. Les Aventurières, c’est une communauté de filles, et quelques garçons, qui veulent trouver, ou créer le job de leurs rêves.

Quand on veut réaliser ses rêves, il y a deux étapes :

  1. Il faut savoir où on veut aller
  2.  Il faut y aller.

 

Il n’y a aucune de ces étapes qui nécessite la confiance en soi. C’est même l’inverse. Pour casser la routine et trouver ce qui nous plaît vraiment, il faut plonger dans une zone d’incertitude.

Toutes les choses géniales que vous allez accomplir impliquent de faire un saut dans l’inconnu.

Et l’inconnu, c’est extrêmement inconfortable.

 

1.Être la bonne personne ?!

Souvent les gens attendent d’être une autre personne, parce qu’ils n’ont pas assez : d’argent, d’expérience, de temps, ou ils ne sont pas assez : intelligents, extravertis, experts, etc.

On se dit « quand je serai riche, quand j’aurais plus d’expérience, je pourrais faire ce que je veux. »

Mais cette façon de penser est montée à l’envers : on n’est jamais la bonne personne pour réaliser ses rêves. Ce sont eux qui nous font devenir cette personne.

 

Prenons un exemple concret : je ne suis pas la bonne personne pour être sur cette scène. D’abord je n’ai jamais parlé devant autant de monde, je n’ai pas de background technique, je suis sans doute trop jeune, et je n’ai clairement pas assez dormi.

Mais quand j’ai créé les Aventurières, je me suis dit que je voulais encourager les gens à se créer un job qui leur ressemble, et quand on m’a proposé de partager un message avec des centaines de personnes d’un coup, je ne pouvais pas dire non.

Je ne suis pas la bonne personne pour faire ça, et pourtant, je suis devenue quelqu’un qui a parlé devant des centaines de personnes il y a quelques minutes, quand je suis montée sur cette scène – et que j’ai réussi à ne pas m’évanouir.

Je n’avais pas confiance cette fois, mais je vous laisse imaginer la première fois…

 

La première fois que j’ai du parler devant pas mal de personnes, dans une conférence officielle et tout, j’étais stressée comme un pou. J’intervenais dans un programme rempli de gens qui avaient l’air de vachement s’y connaître, devant un public qui voulaient monter sa boîte, et moi j’avais créé les Aventurières depuis quelques mois et je me disais ‘mais qu’est-ce que je peux leur apporter?’. J’ai préparé mon intervention, je suis allée à l’autre bout de Lyon pour la faire. Je m’étais mis sur mon 31, je me suis dit si je me vautre sur scène ou que je me mets à bégayer, au moins je serai bien sapée.

 

Je suis arrivée sur place, j’ai demandé mon badge. On me le donne, j’attends au milieu de tous les gens qui ont déjà leur badge ou attendent, je commence déjà à me dire que je suis arrivée trop tôt, je suis à deux doigts de faire un calembour pourri pour détendre l’atmosphère. La femme qui venait de me donner mon badge me tape sur l’épaule. Je me retourne et je tente un sourire gentil, elle a l’air toute gênée. Dans un coin de ma tête je me dis ‘peut-être c’est une lectrice des Aventurières, elle veut me dire qu’elle adore ? : « Votre robe est coincée dans votre sac ».

 

Ce n’était pas du tout une fan, elle voulait juste me dire que j’avais la culotte aux 4 vents depuis 10 minutes.

 

Ce jour là m’a pas mal destressée : je venais de me pointer la culotte à l’air, je voyais pas très bien comment aggraver mon cas sur scène. Au pire j’aurais marqué les esprits comme ‘la fille qui avait la culotte à l’air’ au lieu de les marquer pas mon incroyable présence sur scène.

 

Si je vous raconte ça, c’est parce que je veux être sûre que vous reteniez une chose : votre confiance en vous ne vous emmène nulle part. Elle n’est pas là quand vous vous pointez pour passer le concours de votre vie, elle n’est pas là quand vous arrivez la culotte à l’air alors que vous devez avoir l’air crédible pendant une conférence, elle ne vous montre pas la direction qui vous convient.

2.En fait, la confiance en vous vous montre uniquement le passé.

 

Si on y réfléchit, il y a plein de moments où on a confiance en nous, parce qu’on fait les choses de façon automatique. Qu’on est en territoire connu. Je prends les transports, et j’ai confiance en moi quand il s’agit de trouver le chemin et d’arriver jusqu’ici. Je suis restée quelques années dans des jobs que je pouvais faire plus ou moins les yeux fermés, parce que je savais exactement ce qu’on attendait de moi et comment le fournir. J’avais confiance. Je me faisais chier. J’étais loin d’être géniale.

Quand on tente quelque chose de nouveau, on n’a pas confiance. On a la trouille. Ou parfois on est hyper curieuse, et excitée à l’idée d’essayer. Souvent un subtil mélange des deux.

Je ne suis pas arrivée à l’entrepreneuriat parce que j’avais confiance dans ma capacité à gérer le risque, les incertitudes et les difficultés. Je ne suis pas arrivée à l’entrepreneuriat parce que j’avais une idée de génie qui devait absolument sortir de moi.

Je ne me suis pas réveillée un matin avec une envie irrépressible de créer un truc génial.

Si je suis complètement honnête, je suis arrivée à l’entrepreneuriat parce que j’étouffais dans le salariat. J’ai été obligée de me créer un job sur mesure parce que j’avais perdu espoir d’en trouver un qui m’aille vraiment.

Au lieu de me demander ce que je savais déjà faire, et de replonger dans des boulots similaires, j’ai changé de focus. Je me suis concentrée sur mes valeurs : comment j’avais envie de contribuer ? Comment j’avais envie de vivre ? Qu’est-ce que j’avais envie de créer qui me semblait utile et important ?

Les valeurs, c’est ce qui te permet de réévaluer ce que tu fais en permanence, et de réajuster le tir. C’est une boussole. La confiance, c’est une pioche. C’est ce qui te fait creuser, mais toujours dans le même carré.

Le paradoxe, c’est que sortir de ses habitudes, se secouer un peu, faire des choses inattendues, se demander ce qu’on a envie de faire et le faire, ça donne confiance. La confiance d’aller plus loin et de prendre de nouveaux risques qui auraient carrément été inimaginables à l’étape précédente.

3.La confiance, c’est un résultat, pas un pré-requis.

 

A l’inverse, tu sais ce qui donne confiance ? Faire comme tout le monde. Ne pas suivre son instinct, et rester dans les sentiers battus. D’ailleurs j’ai une preuve.

Quand les gens annoncent à leur entourage qu’ils se reconvertissent, ils ont droit à deux types de réaction :

– l’enthousiasme débridé

– la crise de panique par procuration

Les gens peuvent être extrêmement déstabilisés par ceux qui veulent changer de vie. Ça leur rebrousse le poil parce qu’ils n’ont pas envie de se poser la question pour eux. Ils sont souvent beaucoup plus inquiets que la personne qui est sur le point de changer de vie.

Du coup, pour faire ce saut dans l’inconnu, les gens attendent d’avoir LE truc pour se justifier aux yeux de leur entourage : une vocation venue tout droit de l’enfance, une idée de génie. Ils cherchent cette fameuse confiance dans le regard des autres.

Et ça ne marche pas non plus.

Les fées ont peut être oublié votre berceau. Peut-être que vous n’avez pas de vocation. Pas de talent inné et soigneusement caché, pas de vie d’artiste torturé gâchée par votre cousin Arnaud, qui, à l’âge de 7 ans, avait décrété que vos splendides oeuvres en peinture à l’eau étaient ‘moches’.

Ce n’est pas grave. Vous n’avez pas besoin d’une vocation, vous n’avez même pas besoin d’une idée géniale.

Vous avez besoin d’une autorisation officielle pour vous planter. Autorisez-vous à ne pas avoir raison. C’est important. Si vous ne vous plantez jamais c’est que vous n’essayez jamais vraiment.

Au moment de me lancer, si je m’étais demandé « Est-ce que j’ai confiance d’y arriver ? » La réponse aurait été un NON bien affirmé, sans hésitation et sans ronds de jambes. A l’époque j’étais 80% trouillarde, 20% Aventurière.

Pourquoi le faire sans avoir confiance ? Parce que j’avais envie. Parce que je me demandais ce que ça pourrait donner, d’être libre, et de créer mon travail sur mesure. Parce que je préférais un inconnu plein de possibilités plutôt que ce qui était possible si je ne changeais rien.

4.Avoir confiance n’a jamais été la garantie du succès de toutes façons.

 

Comme la confiance ne me menait nulle part, j’ai fait l’inverse, j’ai regardé ce qui me faisait peur. Il faut souvent aller vers nos peurs pour trouver des pépites. Elles donnent la direction dans laquelle on a besoin d’aller explorer. Justement parce que c’est la limite du confort.

Je comprends, il y a un truc pas très motivant là dedans : vivre dans la peur, sans arrêt, c’est pas exactement la définition de l’éclate. C’est là qu’intervient la méthode.

La méthode c’est : étape 1, choisir quelque chose qui vous plaît vraiment, qui vous rend hyper curieux, qui vous donne envie d’apprendre. Peu importe si vous êtes nulles pour le moment. Etape 2 : trouver une petite façon de le faire. Pas besoin de construire un paquebot, commencez par un bateau en origami, histoire de voir si ça flotte.

Si vous voulez commencer la photo mais que vous n’avez pas les sous ou le temps pour un appareil photo pro, commencez par un compte Instagram et des photos avec votre téléphone portable, vous apprendrez déjà le cadrage et les couleurs.

Voilà c’est tout. Je n’ai pas dit que vous alliez devenir multi millionnaire avec ça. Je n’ai même pas dit que vous alliez vivre de votre passion en faisant ça. Mais vous allez sortir du pilote automatique et commencer à poser les bonnes questions.

Il y a un truc, là, maintenant, seul vous savez ce que c’est, que vous ne faites pas parce que vous n’avez pas confiance en vous. Parce que vous avez peur que ça rate, d’être ridicule, qu’on se moque de vous, ou simplement d’avoir tort.

Faites-le. Allez-y et faites le. Pas parce que c’est votre devoir, pas parce que c’est une idée de génie, pas parce que vous savez le faire. Juste pour vous.

Au pire, vous montez sur scène et tout le monde a vu votre culotte. On peut s’en remettre. Des gens inconscients peuvent même vous réinviter à faire une conférence avec encore plus de monde.

Allez montrer votre culotte au monde.


 

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41 Commentaires

  1. Bravo pour cet article qui inspire, qui pousse à aller vers ses rêves et qui en plus fait bien rire avec ta façon d’écrire et l’histoire de la culotte à l’air! (le point positif, c’est que t’en portais une de culotte, c’est déjà ça xD)

    Réponse
    • Plusieurs personnes m’ont fait cette remarque aussi… Finalement au lieu d’une grande leçon sur la confiance en soi, on pourrait en conclure : Une culotte vaut mieux que deux tu l’auras. Ou quelque chose comme ça 😀

      Réponse
      • Ben oui, tu t’es montrée culottée ! C’est ça, les gens qui y vont, on dit qu’ils ont du culot.

        Réponse
  2. Merci Laure, j’ai adoré cet article qui m’a bien fait rire. Merci de partager cela avec nous.
    Montrons nos culottes ! 😉

    Réponse
    • Bonjour Pénéloppe ! J’avoue que j’ai voulu lancer le hashtag #montretaculotte sur Twitter, je me suis dit que ce serait drôle une journée à twitter là dessus, sans succès hélas. L’heure des culottes viendra, je le sais !

      Réponse
  3. Bonjour et surtout MERCI pour votre article ! Je n’avais encore jamais lu un tel discours sur la confiance en soi.

    Réponse
    • Merci Sylvie et bienvenue!

      Réponse
  4. Merci pour ce bel article, très sympa à lire… Je pense en le lisant à Christophe André qui a écrit sur ces sujets et distingue la confiance en soi et de l’estime de soi. Il dit à peu près la même chose que vous sur la confiance mais il dit quand même que l’estime de soi est importante pour être capable d’y aller (bon, c’est moi qui traduis à ma façon un livre lu voici quelques temps déjà)

    Réponse
    • Bonjour Laurent, merci pour ton commentaire. Cette distinction est importante en effet. Après je pense aussi que les actions et les petites réussites nourrissent la confiance et l’estime de soi, du coup c’est gagnant dans tous les cas.

      Réponse
  5. Merci pour cette belle réflexion…
    finalement ce que l’on fait construit la confiance et nous permet de faire le pas suivant sans confiance… 😉

    Réponse
  6. Merci pour cet article qui met en mots des sentiments confus que j’ai depuis les 18 mois que je me suis lancée. Pourquoi les gens admirent une confiance que je n’ai pas ? J’avais envie de leur dire : je ne fais rien d’extraordinaire, j’essaie. Mais j’ai peur peur peur peur. J’avais une envie, une idée ; j’ai tiré le fil jusqu’à ouvrir l’entreprise. C’est cela qui motive, mais la confiance en soi, on ne l’a que sur le quotidien, c’est vrai.

    Réponse
  7. Bonjour Laure et bravo pour ce super billet 🙂
    On est tres complémentaire dans nos approches.
    Comme Laurent, je soulignerai qu’il faut ce petit grain d’estime de soi et de confiance en son jugement ou ses capacités à rebondir pour oser se lancer.
    Mais il n’y a pas que cela : si on a de fortes motivations intrinsèques plutôt qu extrinsèques, on avance beaucoup plus dans la vie. Là dessus, l’éducation qu’on a reçue nous donne quelques prédispositions : perso j’ai eu la chance d’être nourri à L’ intrinsèque, je n’attends jamais le regard et l’approbation des autres pour avancer. C’est une force et il faut la cultiver pour devenir une aventurière 🙂
    Assez parlé … !
    Bonne journée !

    Réponse
  8. Bonjour ! Cet article est intéressant et m’a interpellé. Mais je n’y adhère pas entièrement. ^^’
    Vous avez compris qu’on ne progresse pas sans l’incertitude et le doute, et qu’il est important de toujours douter. Sauf que se mettre volontairement dans cette disposition, c’est une preuve de solidité.

    Oui, il faut avoir confiance en soit pour aimer douter.

    En revanche, il existe des gens véritablement en proie au doute, au vrai doute, celui qui vous immobilise et qui vous empêche d’avancer. Il existe et il ne se résout pas par le doute mais bien la confiance (ou estime de soit, ou tout autre jeu de sémantique…).

    Réponse
  9. Parfois certaines personnes trouvent les mots que l’on peine à trouver soi même
    Aujourd’hui vous etes cette personne pour moi
    Bravo et merci Laure pour votre culot(e)

    Réponse
    • Ooooohh quel commentaire génial. Merci, ça me touche beaucoup !

      Réponse
  10. De toute manière, je n’ai jamais été très « pioche », je le concède parfois « bêcheuse » mais pioche jamais 😉 il fallait bien que je rende un hommage en jeux de mots pourris à cet article bien frappé au coin de la bonne chance (celle qu’on se crée) ! Merci Laure… Et continue!!! Bisous

    Réponse
    • De l’amour sur toi et ta descendance pour ce joli commentaire. Je m’abstiens de tout jeu de mot, je suis trop nulle.

      Réponse
  11. Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiii! C’est ma révélation du jour, de la semaine, du mois, de l’année, peut être même de ma vie!
    J’avais +/- lu cela plusieurs fois en d’autres termes mais présenté comme ça, c’est le déclic qu’il me fallait! Wouw, génial! 🙂 🙂 🙂

    Réponse
  12. j’aime beaucoup cette vue à « contre-pied », à moins qu’il faille dire à « contre-culotte » !
    je relaie !

    Réponse
    • Merci !

      Réponse
  13. Merci Laure de partager de votre expérience.
    J’ai lu plein de livres de développement personnel, et j’avoue que votre article est de loin le plus clair et le plus motivant !
    Je vais peut être devenir une aventurière grâce à vous 🙂

    Réponse
    • Vous êtes déjà une Aventurière, bienvenue et merci !

      Réponse
  14. Bravo pour cet article : il m’a reboostée, moi qui croyais ne pas avoir suffisamment de confiance en moi. Et puis, on sait tous que ce sont les sans culottes qui ont fait la révolution… Alors, portons la haut et loin, cette culotte et osons nous risquer dans ces terres inconnues. Merci 🙂

    Réponse
    • Bravo! Haut les culottes 🙂

      Réponse
  15. Merci, merci pour ces mots qui font un bien fou. Cette façon d’appréhender la confiance en soi est tout simplement salutaire. J’ai espoir qu’en renversant ainsi les choses, mon mari et moi avancerons plus sereinement sur notre chemin rempli de peurs et d’incertitudes 🙂 Nous sommes des citadins installés à la campagne avec un projet de ferme vivrière et pédagogique. Vous avez bien raison. L’essentiel n’est pas d’avoir une idée géniale que personne n’a eue ou d’avoir un talent, il faut juste se lancer sur la voie qui nous donne envie d’avancer, d’apprendre, d’évoluer. Encore merci. Amicalement.

    Réponse
    • Merci pour ce commentaire, ce projet a l’air génial (je suis une citadine en manque de campagne), je vous souhaite beaucoup de belles surprises et d’aventures à tous les deux.

      Réponse
  16. Bonjour, une amie m’a envoyé le lien de votre article et je l’ai trouvé parfait de vérité et de bon sens 🙂

    Je n’ai pas twitter donc je le dis ici 😉 J’ai été au chômage 5 ans et actuellement, je suis sur le point de terminer une formation de secrétaire médicale; un métier que je considère comme alimentaire et espérant trouver un travail cette fois ! Car mon vrai rêve est de faire une formation de spectacle équestre et d’un jour, créer mon propre spectacle et avoir mes chevaux. Mais je n’ai pas de sous pour payer ça… et personne ne croit en ce projet.
    Ma famille n’arrête pas de me dire qu’une fois que j’aurais un travail, je ferai ce que je voudrais mais surtout, ils ne veulent pas parler de ça, et n’arrête pas de me vouloir dans un boulot stable ! Moi, je sais que ce n’est pas ce que je veux !
    J’ai écrit un livre et ils ne me croyaient pas capable de ça, une fois qu’il a été écrit et publié, ça les a étonné, ils ne croient pas en moi et c’est difficile !
    J’ai un handicap (dyspraxie) et une maladie pas grave mais gênante au quotidien, du coup ça rend mon envie d’indépendance plus difficile à obtenir car j’en ai bavé on peut le dire et ils me croient encore « à couver » pour beaucoup de chose !
    Votre article m’a inspiré et c’est vrai que je me suis toujours dit que « non, je ne finirai pas dans un bureau, faire un métier qui me plait mais sans plus… »
    Que dites-vous d’une telle situation ? Car oui, je n’ai pas confiance en moi, et personne de ma famille d’ailleurs… Et je suis tiraillée car je SAIS que c’est ce que je ferai un jour, mais oui ça fait peur !

    Bon article 🙂

    Bonne soirée

    Réponse
    • Salut Marie ! Bravo pour ton énergie et tout ce que tu fais. Mon seul conseil ce serait de t’entourer de gens qui croient en toi et voient dans la même direction : sur ce site, sur le groupe Facebook, à des événements dans ta ville. Il existe plein de gens qui font le choix d’un boulot qu’ils aiment et prouvent à leur entourage que c’est possible. Tu es une pionnière, tu as besoin d’être entourée de pionniers 🙂

      Réponse
      • Bonjour 🙂

        Merci 😉 Je suis quelqu’un de très artistique, je suis toujours entrain de faire quelque chose 😉 Tu penses que je trouverai ce genre de groupe sur facebook !?! ^^

        Heureusement, j’ai quand même des amis qui croient en moi; mais pour ce qui est de la famille… avancer oui, mais sans la famille, c’est pas facile :/ Mais qui a dit que réaliser ses rêves était facile !?! 😉

        Avec joie que je continuerai de suivre ce site 😉 🙂

        Réponse
  17. Merci Laure ! Encore un article au top du top ! A chaque fois, je me marre toute seule dans mon coin en lisant tes post mais là j’avoue, je voyais des paillettes sortir de mon écran ! Une fois de plus tu sais trouver les mots qu’il faut et tu dis tout ce qu’on a besoin d’entendre, avec toute ta spontanéité et ton humour.
    C’est décidé, je vais noter toutes tes phrases tellement géniales et les placer à des endroits stratégiques chez moi pour me donner le sourire !
    Mon mec me prend déjà pour une folle car à chaque fois qu’il me demande si je stresse pour ma reconversion, je lui hurle en retour « NON ! JE SUIS UNE AVENTURIÈRE !  » alors je peux bien placarder un mot « montre ta culotte » dans les toilettes ????

    Réponse
    • Oooooooohhhh merci, ton commentaire m’a fait tellement plaisir, j’en ai fait une capture d’écran 🙂 J’imaginais exactement la scène où tu hrules à ton copain ça m’a fait hurler de rire.
      A tes beaux projets!

      Réponse
  18. Je suis au bureau et je me retiens de pleurer. Cet article me touche vraiment. La confiance en moi, c’est ce qui me bloque dans plein de choses. Finalement, se dire que ce n’est pas forcément là le problème c’est assez libérateur. J’ai la chance d’avoir un job que j’aime et je sors souvent la boussole de mes valeurs pour le vérifier. J’ai une chef en or aussi, c’est elle qui vient de me transmettre l’article. J’aime aussi écrire. J’ai un projet en cours et des encouragements à la pelle. Pourtant, à quelques semaines de boucler, je sens que je ralentis, que cette petite voix merdique dans ma tête me chante que je vais me planter. Votre article vient de me redonner le petit coup de pied au cul dont j’avais besoin. Merci. Je pars culotte au vent.

    Réponse
    • La culotte au vent ! La bonne nouvelle, c’est que c’est complètement normal de flipper puissance 10 juste avant le bouclage. La mauvaise c’est que ça ne va pas s’arrêter, tu peux juste lui dire ‘merci, mais va faire un tour ailleurs pendant que je fais des trucs cools et flippants’ 🙂
      Et puis quand ça te prend, dis-toi que tu fais un petit truc pour avancer, et puis tu te fais une récompense démesurée genre un méga massage, un bouquin que tu voulais te payer, un week-end relax, une séance de sport. Peu importe le truc tant que ça te fait un effet de dingue.

      Réponse
      • Je suivrai tes conseils à la lettre ! et je bouclerai ce p… de projet littéraire. A très vite

        Réponse
        • Deal ! Reviens te la péter dès que tu as avancé dessus, ici ou sur le groupe Facebook 🙂

          Réponse
  19. Un régal cet article! Tu m’as bien fait rire ! Je n’avais jamais vu les choses de cet œil. C’est très intelligent, pertinent ! Un grand merci !!

    Réponse
  20. J’étais assez curieuse au début. Je t’avouerai même que le titre m’avait un peu piqué parce que depuis quelques mois, j’ai trouvé une superbe dynamique qui m’a donné « confiance en moi ». En fait, je me suis trompée. Je confondais confiance en moi et mon excitation à vouloir manger la vie. Du coup, grâce à toi j’ai compris la nuance ! 😉

    Réponse
  21. Ça fait au moins 10 fois que je lis cet article et il me donne toujours une pêche d’enfer ! Il fait partie de mon kit anti-panique. Merci Laure pour cette belle énergie que tu nous transmets ici !

    Réponse
    • Merci ! C’est un honneur de faire partie d’un kit anti panique 🙂

      Réponse
  22. J’adore, trop bien. On signe où?

    Réponse
    • On signe là 🙂 à bientôt dans le groupe ou sur les mails Julien

      Réponse

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