Salut Fière Folle des Faits, 

Quand j’étais petite, il y a eu toute une période pendant laquelle j’étais terrorisée à l’idée de mourir dans mon sommeil. J’avais beau poser la question aux adultes “Comment on sait qu’on va se réveiller demain ? Qu’est-ce qui se passe si je meurs pendant que je dors ?”, on ne me donnait pas de réponse satisfaisante. Comme j’avais pas mieux sous la main, et que la veilleuse, ça me semblait un peu léger en terme de rempart contre le néant infini, je m’en remettais à la seule force surnaturelle que je connaissais à ce moment là : dieu. 

Je priais avant de m’endormir “S’il-te-plaît, Dieu, merci de faire que je me réveille demain, j’ai encore envie de faire plein de trucs”

Je me souviens que ça aussi, ça me semblait un peu light comme méthode pour être sûre de me réveiller, mais vu qu’il était tard, et que de toutes façons, personne n’avait mieux à m’offrir, bah je m’en suis contentée. 

La peur, c’est une des émotions qu’on connaît bien mais qu’on n’utilise pas bien. En fait on s’entraîne très mal face à la peur. 

Par exemple, quand t’es enfant, tu commences vite à avoir peur : 

  • Des inconnus à qui il faut pas parler 
  • Des bêtes dans la forêt qui peuvent te manger 
  • De la punition si t’obéit pas 
  • Du noir 
  • Des trucs nouveaux et pas connus
  • Des “méchants”, des sorcières, des ogres… 

 

Et puis tu grandis et sur ce terrain fertile, viennent se planter les peurs : 

  • Du chômage et de la précarité
  • De déplaire aux autres et de se retrouver seule
  • De ne pas avoir d’enfants
  • De faire des mauvais choix de vie 
  • Du patron ou de la directrice qui peut poser des sanctions 
  • Des maladies qui rôdent et se jettent sur toi au hasard 
  • De la mort, bien sûr 

 

A partir de là, comme tu as bien internalisé que le danger vient de l’extérieur, qu’il est imprévisible, potentiellement mortel, et que les prières et les veilleuses, c’est pas idéal,

le but inconscient de la plupart des gens devient : “ne pas mourir”. 

Ne pas mourir, ça ne veut pas dire que tu passes ta vie enfermée dans un bunker avec des réserves de PQ et de boîtes de thon – même si en confinement, ça y ressemble de très près. 

Ne pas mourir, ça veut dire que dans tout ce que tu vas faire dans ta vie, tu privilégies inconsciemment le fait d’éviter le danger à tout prix. Comment éviter le danger ? Tu vas muscler le fait de créer puis de répliquer un monde connu, dans lequel tu passes ton temps à résoudre les mêmes problèmes, à rencontrer les mêmes personnes, à répéter les mêmes journées.

Je dis bien “muscler” parce que c’est quelque chose qui s’entraîne et se renforce chaque jour, par les choix que tu fais (et surtout par ceux que tu ne fais pas). 

A chaque instant tu as le choix : tu muscles de la survie, ou tu muscles de la vie. Il n’y a rien d’autre. Il n’y a pas “d’état statique”. La Nature ne crée pas des choses à l’équilibre. Tu es tout le temps en train d’évoluer. Vers plus de toi ou vers plus de survie. 

Comment on sort de ce bordel pour muscler du kif ? 

3 choses sur lesquels tu as du pouvoir dès maintenant: 

1. Ta relation à la peur 

La bonne question ce n’est pas comment faire pour ne plus avoir peur, mais est-ce que tu utilises ta peur pour éviter l’intensité ou pour continuer à grandir ?

Quels que soit les challenges que tu rencontres en ce moment, le problème, ce n’est jamais la peur. C’est ta relation avec elle. Ce que tu racontes sur elle. Surtout c’est là où tu la places et bonne nouvelle : tu as 100% de pouvoir là dessus. 

Si tu veux vivre en partant de toi, si tu veux créer un business qui part de toi, développer ta carrière artistique, avoir un niveau d’énergie comme tu n’en as jamais connu, tu vas forcément rencontrer des challenges et des problèmes nouveaux. Tu vas régulièrement te heurter à tes propres limites, pour pouvoir les repousser. 

Tu as le choix dès maintenant : est-ce que tu continues à croire que le but de la vie, c’est d’être pépouf et de recréer de la sécurité et du prévisible partout autour de toi, ou est-ce que tu places ton curseur ailleurs ? 

Je vois dans mon business des endroits où je bloquais : ce sont systématiquement des endroits où j’essaie de m’accrocher à du connu et d’éviter les nouveaux challenges. Mais au fil des années, j’ai choisi de changer mon regard : si je ne rencontre pas de nouveaux problèmes, c’est là que je dois avoir peur, ça veut dire que je suis en train de muscler de la survie, et à moyen terme : de l’échec. 

 

2. Ce que tu appelles le danger 

Le vrai risque, ce n’est pas de mourir. Ça c’est une certitude. 

Le plus gros risque que tu cours, c’est de mourir en étant passé à côté de qui tu es. De ton potentiel, de tout ce que tu es capable de faire. Du mystère insondable et joyeux de toi. 

En fait quand j’étais enfant, j’avais touché une vérité sans le savoir : la plupart des gens vont mourir en dormant. En fait la plupart des gens vont vivre en dormant, et mourir de la même façon. Et c’est terrifiant. Tant que tu ne changes pas ton regard sur le danger, tu continues à te concentrer sur les menaces de l’extérieur, au lieu de profiter du vrai danger, le plus pressant : celui de ne pas te découvrir.

Personnellement, j’ai choisi mon camp : je refuse de finir ma vie en ayant goûté un vague reflet, un bout de rognure d’ongle de moi même. 

Le plus beau là dedans : depuis que j’ai choisi de traverser l’intensité et de partir à la découverte de mes vrais désirs, je n’ai plus d’angoisses. Il y a 3 ans, je me baladais partout avec un produit contre l’asthme, des plantes pour me détendre, etc. Tout l’arsenal “ne pas mourir” était dans ma poche à chaque instant. Aujourd’hui je n’y pense même plus. 

J’ai pas arrêté d’avoir peur, j’ai arrêté de passer mon temps à me fuir. 

 

3. Là où tu choisis d’être hystérique 

Le mot hystérique vient du grec uster qui signifie, la matrice, les entrailles ou l’utérus. 

Quand tu as renversé ton rapport au danger, tu peux choisir où tu mets ton hystérie, et agir en partant de tes tripes et ton utérus (ou tes couilles). C’est remettre les choses à leur place. La plupart des gens vont passer leur vie à fuir leur utérus, leurs désirs, leur folie. C’est un choix. 

Être hystérique, ça veut dire que tu ne laisses pas l’extérieur te dicter ton niveau d’obsession pour ce que tu fais, ton niveau d’exigence dans ce que tu crées, et ton niveau d’engagement envers toi même. 

Je suis hystérique de mon développement personnel et de ce que je crée : dans mon business, dans mon art. D’ailleurs c’est un de mes critères de réussite de ma vie : continuer à me découvrir et à créer en partant de moi jusqu’à la dernière seconde. 

Ça demande une bonne dose d’hystérie de me choisir, tout le temps, et de plus en plus. 

A toi dans les commentaires : où est-ce que tu vois dans ta vie des endroits où tu es en mode “ne pas mourir” ? Qu’est-ce que tu veux en faire ?

Laure

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