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Programmées pour échouer ?

par | Nov 25, 2016 | Mindset | 23 commentaires

Programmées pour échouer ?

Ce texte est l’original de mon discours à la Fail Conférence de Lyon en 2016, une conférence pour célébrer l’échec. Comme d’habitude, j’ai un peu pris une tangente… 

 

Heureusement que je passe en dernier parce qu’il faut que je vous avoue, en toute modestie : j’ai trouvé la solution pour ne plus jamais échouer.

Si j’étais passée en premier, du coup, on aurait même pas eu besoin de faire la conférence.

Plutôt que de vous donner la solution toute cuite, je vais vous emmener sur le chemin que j’ai suivi : d’abord, on va voir comment on a été programmés pour échouer, et comment ça se manifeste dans nos vies. Enfin, on va regarder comment éviter ça.

 

Après ce teaser de folie (ouh lala le storytelling de ouf), je voudrais faire une expérience avec vous : normalement quand j’anime une formation, je demande à chaque personne de poser une question. Je préviens tout de suite : pas de dérogation, même si vous n’avez pas d’idée, pas de question, je veux au moins savoir ce que ça vous a inspiré, ce que vous en avez pensé. Le plus souvent, les gens qui pensaient n’avoir rien à dire, les timides, ceux qui se cachent derrière leurs cahiers, sont ceux qui posent les questions les plus passionnantes. (et ça vaut pour toi aussi qui lit ces mots)

Là, pour des raisons évidentes, ça va pas être possible.

Mais je veux quand même que chacun d’entre vous participe. D’abord pour avoir vos retours, parce que c’est important pour moi, et aussi pour vous, parce qu’on écoute pas de la même façon quand on sait qu’on va poser une question et donner un retour. Vous êtes plus actifs.

 

Votre mission : ouvrez votre téléphone, et préparez un tweet @lesAventurieres. Si vous n’êtes pas trop twitter, faites moi un mail laure@lesaventurieres.com. Et dès qu’une question vous vient, que vous êtes indignés, ou passionnés, allez-y, envoyez. Je m’engage à répondre à tout le monde, je vous demande juste de jouer le jeu.

 

Sans plus attendre, j’ai une mauvaise nouvelle : vous êtes programmés pour échouer. Depuis l’enfance, et plus particulièrement l’école où on vous a fait intégrer quelque chose de terrible : ce que j’appelle les 4 principes de l’échec programmé.

L’école, comme le dit le neuroscientifique Idriss Aberkane, ça devrait être un buffet à volonté. Un kif sans fin. Une période de la vie où on a rien d’autre à faire qu’à apprendre, et jouer, et manger et dormir.

Sur le papier, ça claque. Dans la pratique ça se gâte.

 

Alors qu’on sait aujourd’hui sans équivoque que l’humain est fait pour apprendre dans le plaisir et la liberté, on a créé un système aux antipodes.

 

Si je demande à ceux qui associent les mots « plaisir » « liberté » et école de lever la main, je pense que je vais faire un bon four.

A l’école, on pose les bases de tous nos échecs futur. On intègre bien profondément non pas des connaissances précises, mais des modes de fonctionnements, dont les 4 suivants, que j’appelle les fondements de l’échec programmé :

La récompense extérieure comme moteur (alias : le susucre) : on n’apprend pas à lire parce que c’est génial d’accéder à toutes les histoires, les sous-titres de séries, s’envoyer des sms et communiquer. On apprend à lire pour avoir une bonne note, ou au moins pour éviter la mauvaise note et les punitions.

 

– De cette délicieuse idée de note et de récompense, on tire tout de suite le second grand principe de l’échec : la compétition. On met 20 gamins dans une classe, et au lieu de leur montrer qu’ensemble ils sont capables de s’entraider et de faire progresser tout le monde plus vite, on appelle ça « la triche », et on jette le discrédit sur une collaboration naturelle. Pire, quand tu rentres à la maison et que t’as droit à cette conversation :

« T’as eu combien ? » « 13 » « C’est quoi la meilleure note? » « Euh chai pas moi (tu mens), 15 ? (2ème mensonge) » « Pourquoi t’as pas eu la meilleure note, c’est qui c’est David qui l’a eue ? Pourquoi tu peux pas être plus comme David ? »

On te dit pas « qu’est-ce que tu as préféré? Qu’est-ce que tu as appris? »

Que tu sois la meilleure de la classe que les autres détestent ou n’importe quel autre élève constamment comparé au meilleur, tu comprends vite : les autres, c’est l’ennemi à abattre.

 

– 3ème base de l’échec : le respect de l’autorité supérieur à l’autonomie. Alias : « Quelqu’un d’autre sait mieux que moi ce qui est bon pour moi ». A l’école, on t’apprend que ton avis n’a pas d’importance, et que des gens ont décidé à ta place que c’était optimal de faire une heure de maths après 2 heures de français. On dévalorise l’autonomie, les sorties de pistes. Il faut suivre LE PRO-GRAMME.

Ça te prive de deux choses fondamentales : 1. Ta créativité. 2. Tes émotions.

Ça veut dire, qu’alors que ma copine Morgane me parle, des étoiles dans les yeux, d’un psychologue qui a démontré l’existence de 8 formes d’intelligence et de comment en appliquant ça, on peut devenir hyper créatif et permettre à tout le monde de s’éclater et d’apprendre à sa façon, on se noie dans une méthode qui convient au plus petit nombre.

 

– 4ème base, peut-être la plus grave : on t’apprend que les choses importantes dans la vie sont des choses sérieuses. On ne rigole pas, on n’est pas là pour s’éclater. Ça va même plus loin : on t’apprend que les émotions n’ont pas leur place là dedans. Quand on est sérieux, on ne chouine pas, on n’a pas de breakdown : on refoule et on se tient bien à table. 

Et la plupart des profs se font chier, et nous on se fait chier et on en garde cette bonne conclusion dans la vie : « Pour être adulte, il faut devenir expert dans l’art de se faire chier avec un air sérieux et sûr de soi ».

 

Attention, à ce stade il est important que je précise un truc : j’adore l’idée de l’école. Je n’ai rien contre les profs et le personnel éducatif, qui font bien ce qui peuvent et qui sont aussi les victimes de ce système d’échec organisé. Je fais un constat sur ce qui est monté à l’envers dans notre éducation et dans notre société, pas un réquisitoire contre l’école.

 

Passons aux choses sérieuses : comment ces adultes programmés pour l’échec vont-ils amener ces connaissances dans le monde du travail?

 

Je vous rappelle les 4 bases de l’échec programmé : 1. La récompense extérieure au lieu de la motivation intérieure 2. La compétition au lieu de la collaboration 3. L’autorité vs l’autonomie 4. Se faire chier c’est la maturité

Je vais pas vous surprendre si je vous dis que la plupart de nos entreprises suivent exactement ce modèle, celui qui conduit beaucoup de monde au burn-out ou au bore-out. Pour y aller vite : on vous file des primes au lieu de vous filer du taf intéressant, vous faites la compét avec vos collègues (et toi combien tu gagnes « ah non je peux pas te dire c’est secret ») au lieu de travailler ensemble à créer un environnement de travail génial, ce qui tombe bien puisqu’il y a littéralement une hiérarchie entre vous qui permet à chacun de rester bien à sa place, et, en vertu du 4ème principe, de se faire bien chier comme un adulte qui se respecte.

Mais là yen a qui poussent un petit soupir de soulagement, un petit sourire entendu « Nan mais moi ça va, je suis entrepreneur, j’ai déjoué les principes de l’échec, je suis un winner ».

AHAH!

Les principes de l’échec sont au coeur des raisons d’échec des entrepreneurs. Tout le monde n’a pas les 4 traits, mais on a tous des variations de ces principes qui nous empêchent de réussir. Je n’ai pas le temps ce soir de vous détailler les 4, mais je vais vous les brosser pour vous montrer comment déraciner l’échec de vos vies.

 

Reprenons nos 4 principes :

1. La récompense extérieure au lieu de la motivation intérieure

= « Je veux gagner plein de sous c’est comme ça que je saurais que j’ai réussi »

2. La compétition au lieu de la collaboration

= Tout le monde veut me voler mon idée, j’en parle à personne embargo total, et si j’ai des concurrents, mon but est de leur dégommer la face

3. L’autorité vs l’autonomie

= Je vais aller lire tous les blogs des gourous du marketing parce qu’ils savent mieux que moi ce qui marche pour moi

4. Se faire chier c’est un comportement mature d’adulte responsable

= Tout est dans cette phrase « c’est super dur, j’ai pas vu ma famille depuis trois semaines, et j’ai pas dormi plus de 4 heures depuis un mois mais ça vaut le coup, dans 2 ans je devrais pouvoir prendre des vacances ». Si vous n’êtes pas assez près de la scène pour le voir, je viens de rouler mes yeux tellement fort que je me suis fait une nouvelle ride.

 

Pourquoi changer votre état d’esprit sur ces 4 piliers va vous empêcher d’échouer ? Parce qu’il n’y a tout simplement plus d’échec dans cette situation. La motivation intérieure ne s’éteint pas. Elle se nourrit, s’inspire en permanence. C’est elle qui vous fait vous lever complètement excitée un jeudi matin parce que vous allez enfin pouvoir partager ce message sur l’échec avec le public pour qui il a été écrit.

 

La collaboration permet de créer, de rencontrer, d’enrichir ces idées. Là où la compétition est source de jalousie, de mauvaise estime de soi, en plus d’être inefficace économiquement.

 

Pourquoi réussir seule quand on peut réussir à plein ? Qu’est-ce qui change le plus le monde ?

L’autonomie permet la découverte, elle vous replonge dans cet état d’enfant qui regarde une fourmilière pendant 2 heures sans se rendre compte qu’il s’est mis à pleuvoir. C’est du bonheur,

Il y a quelques semaines j’ai rencontré une femme, d’une cinquantaine d’années, qui est devenue une cliente. J’avais un rendez-vous avec elle pour préparer notre travail ensemble. Elle m’a dit « Je pourrais me faire écraser en sortant d’ici, et je serai contente. Je sais exactement pourquoi je suis là et tout ce que je vis est un bonus ».

Bonsoir Gandhi. Ça m’a mis une bonne claque. Surtout que j’avais lu un article, un peu plus tôt, qui disait la même chose, écrit par une autre femme, de 35 ans.

J’en profite parce qu’on me dit toujours « Non mais Laure t’as oublié de dire ce que tu fais. » Honnêtement je suis tellement passionnée par ce que j’ai envie de passer comme message que j’oublie souvent de dire ce que je fais.

Mais aujourd’hui c’est trop important. Ce que je fais, c’est une anti-école de l’entrepreneuriat. Je travaille avec des femmes et quelques hommes passionnées, qui veulent libérer leur génie. En groupe, en atelier, en individuel. Le but numéro 1 c’est qu’on s’éclate, et le résultat, c’est que personne n’échoue. Et c’est ce que je vous souhaite à chacun et chacune ici :

 

Passer de la sécurité à la créativité. De la compétition à la création. Du sérieux au plaisir. De la survie à la vie.

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23 Commentaires

  1. Merci Laure pour cet article !!
    J’ai vécu le même discours que toi concernant les notes scolaires « T’as eu combien ? » « 13 » « C’est quoi la meilleure note? » « Euh chai pas moi (tu mens), 15 ? (2ème mensonge) » « Pourquoi t’as pas eu la meilleure note, c’est qui c’est David qui l’a eue ? Pourquoi tu peux pas être plus comme David ? » Pourtant 13 c’est une bonne note mais ce n’était jamais assez bien et même quand cela l’était on ne te le disait pas pour autant… alors je n’ai surtout pas reproduit cela avec mes propres enfants mais je leur propose d’essayer de voir ce qu’ils n’ont pas compris et au final ils sont bons élèves mais je leur précise bien qu’être bon à l’école ce n’est pas ce qu’on leur demande, le principal est ailleurs pour moi : être bien dans sa peau 😉
    « Je veux gagner plein de sous c’est comme ça que je saurais que j’ai réussi » : je ne gagne pas plein de sous, du moins pas encore 🙂 mais je pense avoir réussi tellement je me sens bien dans ce que je fais en étant entrepreneure depuis 2009 et parce que je profite de ma vie avec des mini-retraites plutôt que d’attendre celle que je n’aurai sans doute jamais 🙂
    L’entrepreneuriat rien de tel pour se sentir libre, j’invite tous ceux et celles qui ont envie de se lancer à le faire, tout est possible !!!

    Réponse
    • Bonjour Catherine, merci pour ton retour 🙂 comme tu dis, rien de tel pour se sentir libre et déployer ses talents. Tes enfants ont de qui tenir!

      Réponse
  2. Ca claque, Laure, c’est d’la baaaaallllle !!!! Bravo et merci pour ce partage 🙂

    Réponse
    • Merciiiiiiiiiiiiiii

      Réponse
  3. J’adore, Laure ! Merci pour cet article !

    As-tu lu Mindset, the psychology of success, de Carol Dweck ?

    Au delà du fait que cette femme est super intéressante pour tout ce qui a trait à l’apprentissage, c’est le seul livre dans lequel j’ai compris le rapport à l’échec (le mien, celui des autres) et les conséquences de ça sur tout le reste de sa vie, ce qu’on entreprend ou pas, et pourquoi…je te le recommande vivement si tu ne l’as pas lu ! Bises !

    Réponse
    • Salut Selma, pas lu non, je le rajoute à ma pile à lire, ça a l’air super intéressant, et pour le moment je lis beaucoup d’auteurs masculins sur le sujet, j’aimerais beaucoup avoir une perspective de femme, avec le bonus ajouté de notre rôle social et de cette fâcheuse tendance qu’on a à s’occuper de tout le monde avant nous.
      Merci !

      Réponse
  4. Merci merci merci Laure ! Une bonne claque qui ravigore !!!

    Réponse
    • Merci Anouk ! Venant d’une Talented Girl qui a bien cassé les codes de l’école, ça me va droit au coeur

      Réponse
  5. Superbe ! J’adhère complètement ! Ton article est d’utilité publique 🙂

    Particulièrement j’adore ta phrase : « Pour être adulte, il faut devenir expert dans l’art de se faire chier avec un air sérieux et sûr de soi ».
    C’est exactement ça qui amène que des personnes n’arrivent pas à se faire payer lorsqu’elles font quelque chose qui leur plait avec un client sympa. J’ai souvent entendu à peu de chose près : « quand ça me fait plaisir je n’arrive pas à me faire payer, je me fais payer facilement lorsque c’est un travail chiant avec un client désagréable ». Pour ma part je pense que l’on apporte bien plus de valeur lorsqu’on se fait plaisir en travaillant avec des clients que l’on apprécie et avec qui on rigole !

    Réponse
    • Oui je vais aussi écrire là dessus parce que c’est directement lié, ce côté : le plaisir et la facilité ne méritent pas de rémunération nous foutent dedans… Merci pour ton retour et vive le plaisir au boulot

      Réponse
  6. Un grand merci pour votre article qui a permis d’ajuster mes idées et à nourri mon besoin d’inspiration et de clarté,cela m’a donné envie d’aller chercher en profondeur notamment dans l’éducation positive et la CNV pour faire des ponts.. en cela cela m’a donné soutien et courage pour continuer à assumer mon rôle de « pionnière » dans le domaine de l’éducation . Gratitude pour de coup de pousse, ou plutôt coup de pied aux fesses! « Merci

    Réponse
    • Je suis très curieuse du coup, de ton rôle de pionnière : qu’est-ce que tu as mis en place et comment ça t’es venu ?
      Merci pour ton commentaire et au plaisir de te lire,
      Laure

      Réponse
  7. Laure Laure Laure tu vaux de l’or.. Easy I know mais tellement vrai! 😉

    Réponse
    • Oooooohhh merci 🙂 tant que tu me fais pas le coup de la maison du café, tout ira bien :p

      Réponse
  8. Super article ! Je rejoins complètement cette vision des choses et je rajouterai un 5ème grand principe qu’on essaie de nous faire gober : « A un certain moment, c’est bon, faut se poser… » (ou comment nous inciter à cesser de progresser). Pour ceux que ça intéresse, voici mon plaidoyer à ce sujet : https://lavieetlesreves.com/jamais-trop-tard-pour-apprendre/. Alors bravo d’encourager les gens à libérer leur génie… dans le fun et la bonne humeur ! 🙂

    Réponse
  9. Aaaah, mais tu as TELLEMENT raison ! Je suis dans les études et c’est vrai… y a trop de compétition pour rentrer dans les filières que l’on souhaite, ça en est presque décourageant…. Et j’aime pas la compétition, je préfère largement l’entraide. Bon et du coup je viens de découvrir ton blog (que là je sur-kiffe comme il faut !) et je vais surement te laisser des commentaires un peu partout au fur et à mesure que je lis. Je me sens comme une enfant en train de regarder une fourmilière et qui se dit « Bordel, mais c’est trop cool, ça serait une vie idéale ! » Je suis en train de plus en plus me demander si je ne vais pas « virer » vers la voie de l’entreprenariat avant même d’avoir eu un emploi salarié, moi je veux kiffer la vie parce qu’elle est courte ! 😀

    Réponse
    • Ahahahah. Bienvenue et bonne exploration !

      Réponse
  10. C est exactement ca , on apprend à échouer , à ramer, à se faire chier pour ne pas échouer donc à se faire chier tout court …
    merci Laure
    Magnifique vision
    Ca donne envie de se mettre au plaisir illici et d entraîner tout le monde dedans

    Réponse
    • Hahaha, en réalisant tes vrais désirs et en rebranchant l’affirmation de toi, tu vas automatiquement attirer les gens et leur donner envie de connaître la recette magique 😀

      Réponse
  11. Topissime cette conf ! Merci pour ce partage. Et ça pose la question de  » qu’est ce que je peux faire pour sortir mes enfants de ces 4 lois de l’échec ». A part ne pas leur demander qui a eu la meilleure note, ?.
    Mais c’est génial, ça remet bien en question pourquoi je fais ce que je fais, et qu’est ce qui me donnera envie de continuer, encore et encore, avec toujours plus de plaisir.

    Réponse
    • Hello Estelle, j’ai répondu en partie à Marie sur le même sujet, merci pour ton commentaire. Pour tes enfants, c’est ce que tu vis qui aura plus d’impact que de se forcer artificiellement à poser certaines questions plutôt que d’autres ou se flageller / censurer à fond.
      Pour ton projet, je peux te partager ce que j’ai appris et qui m’a permis d’arrêter de me barrer : travailler sur moi, et surtout sur les mécanismes de l’égo qui me faisaient bien me bullshiter sur ma persévérance dans ce que je fais, et comprendre (pareil, pas avec la tête mais en coaching) que la discipline et l’exigence, c’est de l’amour pour moi, ça a fait beaucoup de redistribution de cartes.

      Réponse
  12. Bonjour Laure !

    Ton article est super !

    Depuis quelques temps j’ai tiré les mêmes conclusions sur l’école d’aujourd’hui que toi. D’ailleurs j’ai mis plusieurs années à me défaire de certains de ces schémas (autorité, compétition / comparaison, etc…)
    A la rentrée prochaine, mon fils rentre au CP… et j’ai un peu peur de ce système qui formate les personnes et qui mets de côtés ceux qui ne rentrent pas dans la case.
    En n’en ayant conscience, j’espère aider mon fils à relativiser cette période. J’aimerai qu’il garde confiance en lui et en ces intuitions.

    Ma question sera donc simple (ou non !) : comment épargner ces 4 principes d’échec avec l’école à nos enfants ?

    Bonne continuation !

    Réponse
    • Hello Marie ! Je n’ai pas d’enfants donc, spoiler alert, c’est beaucoup plus facile d’écrire ce qui suis de là où je suis.
      Le meilleur exemple, et ta seule responsabilité, c’est ce que tu fais de toi. Comme dirait la merveilleuse Flora Douville (qui a des enfants) « Tu n’es pas sur Terre pour protéger tes enfants de la vie ». Donc plutôt que te mettre la rate au court bouillon pour « épargner » ton enfant, ce que tu vas incarner et le travail que tu vas faire sur toi pour vivre une vie qui part de toi et qui t’éclate, ce sera le meilleur des investissements pour lui aussi.
      Merci pour ton commentaire !

      Réponse

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